Génocide Vendéen

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Les Evènements qui ont conduit au Génocide Vendéen

De nos jours, beaucoup de sites et de livres retracent les étapes qui ont déclenchés le soulèvement "vendéen" et qui ont abouties au Génocide Vendéen. Aujourd'hui le livre qui semble le plus aboutit, apolitique et impartial sur la description du processus d’extermination est « les archives de l’extermination » d’Alain Gérard publié en 2013.

Reprennons en quelques lignes les differentes phases de cette Histoire:
Une fois la guerre commencée, nous pouvons distinguer deux grandes phases:

(1) La Guerre
de mars à décembre 1793, deux armées s'affrontent, l'armée de la république française, "les républicains", et une résistance armée: une insurrection locale et rurale couvrant les Mauges, la Vendée, le nord des deux sèvres et le sud Loire de la Loire-Atlantique, appelée l'armée "vendéenne". Cette première phase se termine par l'anéantissement de l'armée vendéenne à Savenay le 25 décembre 1793.

(2) Le Génocide
de décembre 1793 à fin 1794, la planification, la mise place et la réalisation d'un système de dépopulation systématique dans le territoire révolté.

Le Génocide Vendéen a été perpétré sous plusieurs formes:
1. L'extermination de la "race impure" par l'armée républicaine - Les Colonnes Républicaines
Le 21 janvier 1794, Turreau organise 6 divisions dédoublées en 2 colonnes chacunes. Ces colonnes traversent les Mauges, Le Nord des Deux-Sèvres, La Vendée et le sud de la Loire Atlantique d'Est en Ouest. Commandés par Grignon, Huché, Du four, Caffin, Amey, Charlery, Beaufranchet, Chalbos, Gramont, Cordelier, Commaire et Dalliac, les colonnes infernales ont pour mission d'exterminer les "brigands" sans volontaire distinction entre brigands armés ou simplement habitants, femmes et enfants inclus. Les colonnes républicaines traversent d'abord les bourgs et massacrent les habitants rencontrés, parfois de manière systématique ou de manière sporadique selon le chef/général de colonne. Les populations locales comprennent que cette guerre est devenue une entreprise d'extermination et en conséquence, dès février 1794, les habitants se réfugient dans les fôrets et dans les bois environnants leurs communes. Ces refuges peuvent être permanents (Forêt de Princé, Gralas, Vezins...) ou ponctuels lors du passage des colonnes. Comprennant que les bourgs se vident, les colonnes font évoluer leur outils de destruction en ratissant plus large: Les colonnes peuvent s'étendre sur deux kilomètre de large pour couvrir aussi les genêts, les bois, les villages/métairies, où pourraient se réfugier les "rebelles". Une fois le pays traversé d'Est en Ouest, les colonnes continuent leurs exactions jusqu'à fin 1794 et les communes subissent plusieurs passages de colonnes : Torfou(44), Tiffauges(85) 4 fois ? Saint-Aubin-du-Plain(79) 3 passages... Seules les communes de Clisson, Machecoul , Bressuire, Saint-Florent, Chalonnes, Argenton-le-Peuple, Montaigu, Chantonnay, Fontenay-le-Peuple, La Châtaigneraie, Saint-Vincent, Sainte-Hermine, Chollet seront officiellement préservé des ravages de l'armée republicain. Cependant, mêmes certaines de ces communes ont subit les exactions des militaires : Clisson, Cholet le 11 mars 1794.

2. Le Génocide Vendéen à Nantes
Le Génocide Vendéen se traduit de deux manières à Nantes : à travers les noyades et l'Entrepôt de Bouffay.

L'Entrepôt de Bouffay est l'une des prisons de Nantes.
Selon Alain Gérard dans "Vendée - les archives de l'Extermination - fév. 2013", l'Entrepôt est "le premier en date des camps d'exterminations".
600 à 700 enfants sont emprisonnés à Bouffay. 300 de ces enfants viennent du champ de bataille de Savenay entre le 23 décembre et le 26 décembre. Le 5-6 janvier 1794, la commission militaire de Nantes demande au Comité de sûreté générale de décider du sort de ces enfants. Le comité se garde bien de répondre et personne n’ose prendre la décision soit de les libérer ou de les tuer. Les enfants restent donc dans l’entrepôt, dans des conditions épouvantables, d’excréments humains. Ceux qui n’ont pas succombé à la maladie et la faim, ont tous finis noyés, œuvre sans doute de Fouquet et Lamberty.

Les noyades de Nantes
Les noyades servent à éliminer les "suspects" de la République...[A compléter]

3. Le Génocide Vendéen à Angers

Les Vendéens :
"une race exécrable"

Quand on tue tant de personnes, pas pour ceux qu’ils ont fait, mais pour ceux qu’ils sont, pour vous protéger, pour vous prévenir de remords, le mieux est d’enfermer ces victimes dans un groupe à la limite de l’humanité :

Dès le début du conflit, l’insurrection vendéenne est « racialisée ». Par les autorités de l’époque, La République, au plus haut niveau, les vendéens sont qualifiés de « race rebelle » (1er aout 1793 - Bertrand Barère de Vieuzac, Comité du Salut Public), de « race exécrable » (31 décembre 1793 – A. Minier, Journal de Paris), de « race abominable » (Francastel, député de l’Eure), de « race maudite » (général Beaufort, 30 Janvier 1794), « la race est mauvaise » (Hentz député de la Moselle, Francastel, Garrau député de la Gironde, missionnés par le Comité du Salut Public) de « race qui doit être anéantie » (26 mai 1794, Garnier de Saintes). Les vendéens ne sont plus que des « animaux à face humaine » (Camille Desmoulins, député). C’est par principe d’humanité qu’il faut purger la terre de la liberté de ces monstres [les vendéens] (Carrier, député français).

Les Génocidaires définissaient les vendéens comme un peuple, une race à part entière, et cette race devait être exterminée pour préserver la République. Malgré que l’armée vendéenne a été anéantie à Savenay le 24 décembre 1793, un plan d’extermination massive et systématique, le Génocide Vendéen, est mis en place par la République.

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