Génocide Vendéen

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Les Evènements

Malgré que l’armée vendéenne a été anéantie à Savenay le 24 décembre 1793, un plan d’extermination massive et systématique, le Génocide Vendéen, est mis en place par la République.



Les Evènements qui ont conduit au Génocide Vendéen

De nos jours, beaucoup de sites et de livres retracent les étapes qui ont déclenché le soulèvement "vendéen" et qui ont abouti au Génocide Vendéen. Aujourd'hui le livre qui semble le plus aboutit, apolitique et impartial sur la description du processus d’extermination est « les archives de l’extermination » d’Alain Gérard, publié en 2013.

Par ailleurs, le livre "Vendée 1793-1794" de Jacques Villemain, paru en 2017, clos le débat sur le Génocide Vendéen en apportant une approche juridique implacable tirée des jurisprudences des tribunaux pénaux internationaux (Ex-Yougoslavie et Rwanda) et de la cour pénale internationale.

dates du Génocide Vendéen

Selon Jacques Villemain, l'évolution de l'intention criminelle passe ainsi du crime de guerre dès mars 1793, à une « attaque généralisée et systématique contre une population civile », ce qui est la définition du crime contre l’humanité, à partir du mois d’août. Enfin, lorsqu’à partir de janvier 1794 les « colonnes infernales » massacrent tous ceux qu’elles rencontrent de Vendéens, même républicains, on en vient à la « destruction totale ou partielle d’un groupe stable et permanent, visé comme tel », ce qui est la définition du génocide.

L’auteur n’hésite pas à désigner les historiens négationnistes, tels que Jean-Clément Martin, emprisonnés à la fois dans une démarche comparative, avec la Shoah en particulier, qui ne résistent pas longtemps à une analyse fondée sur les définitions et méthodes de la justice pénale internationale et englués dans une mentalité d'intelligentsia française, surtout de gauche, où La Révolution doit rester une Histoire Sainte.

En France, le travail d'historiens sur cette période est biaisé par le partie pris de la communauté universitaire française où la cooptation favorise le maintien de ces idées négationnistes.

Reprennons en quelques lignes les differentes phases de cette Histoire:
Une fois la guerre commencée, nous pouvons distinguer deux grandes phases:

(1) La Guerre
de mars à décembre 1793, deux armées s'affrontent, l'armée de la république française, "les républicains", et une résistance armée: une insurrection locale et rurale couvrant les Mauges, la Vendée, le nord des deux sèvres et le sud Loire de la Loire-Atlantique, appelée l'armée "vendéenne". Cette première phase se termine par l'anéantissement de l'armée vendéenne à Savenay le 25 décembre 1793.

(2) Le Génocide
de décembre 1793 à fin 1794, la planification, la mise place et la réalisation d'un système de dépopulation systématique dans le territoire révolté.

Le Génocide Vendéen a été perpétré sous plusieurs formes:
1. L'extermination de la "race impure" par l'armée républicaine - Les Colonnes Républicaines
Le 21 janvier 1794, Turreau organise 6 divisions dédoublées en 2 colonnes chacunes. Ces colonnes traversent les Mauges, Le Nord des Deux-Sèvres, La Vendée et le sud de la Loire Atlantique d'Est en Ouest. Commandés par Grignon, Huché, Du four, Caffin, Amey, Charlery, Beaufranchet, Chalbos, Gramont, Cordelier, Commaire et Dalliac, les colonnes infernales ont pour mission d'exterminer les "brigands" sans volontaire distinction entre brigands armés ou simplement habitants, femmes et enfants inclus. Les colonnes républicaines traversent d'abord les bourgs et massacrent les habitants rencontrés, parfois de manière systématique ou de manière sporadique selon le chef/général de colonne. Les populations locales comprennent que cette guerre est devenue une entreprise d'extermination et en conséquence, dès février 1794, les habitants se réfugient dans les fôrets et dans les bois environnants leurs communes. Ces refuges peuvent être permanents (Forêt de Princé, Gralas, Vezins...) ou ponctuels lors du passage des colonnes. Comprennant que les bourgs se vident, les colonnes font évoluer leur outils de destruction en ratissant plus large: Les colonnes peuvent s'étendre sur deux kilomètre de large pour couvrir aussi les genêts, les bois, les villages/métairies, où pourraient se réfugier les "rebelles". Une fois le pays traversé d'Est en Ouest, les colonnes continuent leurs exactions jusqu'à fin 1794 et les communes subissent plusieurs passages de colonnes : Torfou(44), Tiffauges(85) 4 fois ? Saint-Aubin-du-Plain(79) 3 passages... Seules les communes de Clisson, Machecoul , Bressuire, Saint-Florent, Chalonnes, Argenton-le-Peuple, Montaigu, Chantonnay, Fontenay-le-Peuple, La Châtaigneraie, Saint-Vincent, Sainte-Hermine, Chollet seront officiellement préservé des ravages de l'armée republicain. Cependant, mêmes certaines de ces communes ont subit les exactions des militaires : Clisson, Cholet le 11 mars 1794.

2. Le Génocide Vendéen à Nantes
Le Génocide Vendéen se traduit de deux manières à Nantes : à travers les noyades et les premiers camps d'extermination

L'Entrepôt de Bouffay est l'une des prisons de Nantes.
Selon Alain Gérard dans "Vendée - les archives de l'Extermination - fév. 2013", l'Entrepôt est "le premier en date des camps d'exterminations".
600 à 700 enfants sont emprisonnés à Bouffay. 300 de ces enfants viennent du champ de bataille de Savenay entre le 23 décembre et le 26 décembre. Le 5-6 janvier 1794, la commission militaire de Nantes demande au Comité de sûreté générale de décider du sort de ces enfants. Le comité se garde bien de répondre et personne n’ose prendre la décision soit de les libérer ou de les tuer. Les enfants restent donc dans l’entrepôt, dans des conditions épouvantables, d’excréments humains. Ceux qui n’ont pas succombé à la maladie et la faim, ont tous finis noyés, œuvre sans doute de Fouquet et Lamberty.

L'Entrepôt des cafés était situé en bordure du port de Nantes. Après la bataille de Savenay (23 décembre 1793 - 3 nivôse an II), 8 000 à 9 000 hommes, femmes et enfants y sont enfermés. Les noyades et les fusillades ajoutées au froid, à la faim et au typhus vident le lieu en quelques semaines. Le bilan sera terrible : en février 1794, seules quelques-unes des milliers de personnes emprisonnées à l'entrepôt auront échappé à la mort.
Source : Alfred Lallié, Les prisons de Nantes, p. 53

Les noyades de Nantes
Les noyades servent à éliminer les "suspects" de la République... "Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République (prisonniers politiques, de guerre, de droit commun, gens d'Église…) ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Hommes, vieillards, femmes et enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale »" Texte de Wikipedia

3. Le Génocide Vendéen à Angers
Au début de janvier 1794, plus de deux mille personnes, hommes et femmes de tous âges, attendaient dans les prisons d’Angers, l’heure d’être conduites à la mort. Pour se débarrasser au plus vite de « ces mangeurs de bon Dieu, de ces brigands qui ne voulaient pas se soumettre aux lois de la République une et indivisible », il fut résolu d’employer un grand moyen : la fusillade en masse. Desvallois, fermier et patriote exalté, proposa un de ses champs, dans le parc des anciens moines de Grandmont, comme lieu d’exécution. Les 12, 15, 18, 20, 21 et 22 janvier, les 1er et 10 février et le 16 avril, les malheureux destinés à la fusillade furent attachés deux à deux, formant de longues chaînes qui marchaient jusqu’au champ de la mort. Les plus faibles étaient jetés comme des « paquets de linge sale » dans des charrettes réquisitionnées. Les cadavres encore chauds étaient ensuite dépouillés et enterrés dans une telle précipitation que plusieurs victimes auraient été ensevelies vivantes

4. L'extermination de prisonniers Un témoin des massacres de 1794
Un jeune combattant de vingt ans, nommé Vallée, faillit y laisser la vie. Son témoignage est édifiant. Le général Legros avait tenu à commander le massacre. Il était venu de grand matin, à la tête de la garnison en armes, et s’était fait suivre d’une charrette chargée de cordes. Liés deux à deux, au sortir de l’église, attachés par un autre cordage qui servait de chaîne, les prisonniers étaient jetés ensuite au milieu des soldats, et rangés en ordre sur la place. Plus de mille pauvres victimes, dont la moitié était des femmes et des enfants, formaient ce cortège funèbre. Peu pressé de m’y adjoindre, je m’étais retiré dans le chœur, et me trouvais ainsi des derniers à sortir de l’église. Dans ce moment même, les cordes manquaient aux bourreaux ; le tambour bat la charge, et toute la colonne se dirige sur la route du Marillais [Près d'Ancenis].
Arrivés en face de la vieille église, au bord de la Loire, dans un pré sur la droite que l’on nomme aujourd’hui le Pré des Martyrs, nous nous laissons placer comme des moutons qu’on conduit à la boucherie. Des pionniers creusaient près de la haie, dans la partie la plus élevée, une immense fosse […] À la vue de cette fosse béante, une résolution subite me traverse l’esprit ; nous étions là douze jeunes gens voués à la mort, mais libres de nos mouvements […] Un coup d’œil est échangé entre mes camarades, et au même instant, par un élan subit, nous franchissons tous la fosse, et prenons notre course à travers champs… Dans la confusion, des centaines de coups de fusil sont tirés. Huit fuyards sont abattus, le reste réussit à s’échapper. Aucun autre prisonnier n’aura leur chance.

Les Vendéens :
"une race exécrable"

Quand on tue tant de personnes, pas pour ceux qu’ils ont fait, mais pour ceux qu’ils sont, pour vous protéger, pour vous prévenir de remords, le mieux est d’enfermer ces victimes dans un groupe à la limite de l’humanité :

Dès le début du conflit, l’insurrection vendéenne est « racialisée ». Par les autorités de l’époque, La République, au plus haut niveau, les vendéens sont qualifiés de « race rebelle » (1er aout 1793 - Bertrand Barère de Vieuzac, Comité du Salut Public), de « race exécrable » (31 décembre 1793 – A. Minier, Journal de Paris), de « race abominable » (Francastel, député de l’Eure), de « race maudite » (général Beaufort, 30 Janvier 1794), « la race est mauvaise » (Hentz député de la Moselle, Francastel, Garrau député de la Gironde, missionnés par le Comité du Salut Public) de « race qui doit être anéantie » (26 mai 1794, Garnier de Saintes). Le général Commaire annonce au ministère de la Guerre l'envoi des généraux Boucret et Caffin vers Cholet " pour exterminer le reste de cette race impure " (26 décembre 1793). Les vendéens ne sont plus que des « animaux à face humaine » (Camille Desmoulins, député). C’est par principe d’humanité qu’il faut purger la terre de la liberté de ces monstres [les vendéens] (Carrier, député français).

Les Génocidaires définissaient les vendéens comme un peuple, une race à part entière, et cette race devait être exterminée pour préserver la République. Malgré que l’armée vendéenne a été anéantie à Savenay le 24 décembre 1793, un plan d’extermination massive et systématique, le Génocide Vendéen, est mis en place par la République.



Les lois d'extermination

La convention vote des mesures contre les "brigands" de la Vendée Militaire:

Le décret du 19 mars 1793 qui déclare hors la loi les insurgés, tant royalistes, vendéens, contre-révolutionnaires que républicains-fédéralistes

loi d'anéantissement de la Vendée Le décret du 1er août 1793 relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de Vendée ou loi d'anéantis-sement de la Vendée
Discours de Barère: "... Nous aurons la paix le jour que l'intérieur sera paisible, que les rebelles seront soumis, que les brigands seront exterminés. Les conquêtes et les perfidies des puissances étrangères seront nulles le jour que le département de la Vendée aura perdu son infâme dénomination et sa population parricide et coupable. Plus de Vendée, plus de royauté ; plus de Vendée, plus d'aristocratie ; plus de Vendée, et les ennemis de la république ont disparu..."

loi des suspects Loi des suspects du 17 septembre 1793. Cette loi valable pour toute la France bascule la République vers le totalitarisme. Ce décret ordonnait l'arrestation de tous les ennemis avoués ou susceptibles de l'être de la Révolution (nobles, parents d'émigrés, fonctionnaires destitués, officiers suspects de trahison, et accapareurs)

loi d'extermination de la Vendée La loi du 1er octobre 1793 appelée loi d'extermination de la Vendée - Proclamation de la Convention:
« Soldats de la liberté : Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre ; le salut de la patrie l'exige, l'impatience du peuple français le commande, son courage doit l'accomplir. La reconnaissance nationale attend, à cette époque, tous ceux dont la valeur et le patriotisme auront affermi, sans retour, la liberté & la République. »

Le 24 janvier 1794, Turreau, général en chef de l’Armée de l’Ouest: « J’ai commencé l’exécution du plan que j’avais conçu de traverser la Vendée sur 12 colonnes […]. Enfin si mes intentions sont bien secondées, il n’existera plus dans la Vendée sous quinze jours ni maisons, ni subsistances, ni armes, ni habitants que ceux qui auront échappé aux plus scrupuleuses perquisitions […] ».

Le 6 février 1794, Lazare Carnot, membre du Comité de salut public lui répond: « Tu te plains, citoyen général de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures. Elles lui paraissent bonnes et pures mais éloigné du théâtre des opérations, il attend les grands résultats pour se prononcer dans cette matière sur laquelle on l’a déjà trompé tant de fois aussi bien que la Convention nationale […] ».

Loi de Prairial Loi de Prairial du 10 juin 1794 enlevait toute garantie aux accusés. Il n’y avait désormais ni interrogatoire avant l’audience, ni avocat, ni audition facultative des témoins. La Cour pouvait prononcer son verdict sur de simples présomptions morales.


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