Génocide Vendéen

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Le Génocide Vendéen, massacre par massacre, commune par commune

Liste non exhaustive des massacres du Génocide Vendéen. Aidez-nous à identifier les massacres, commune par commune, en précisant vos sources, sachant que les colonnes infernales sont passées souvent plusieurs fois dans une même commune.

A  B  C  D  E   F  G  H  I  J   K  L  M  N  O   P  Q  R  S  T   U  V  Y

A

Merci d'identifier les massacres dans les communes Argenton-l'Église (79)? et Argenton-les-Vallées (79)

Aigrefeuille (44)  
15 juillet 1794 : Savary, caissier de la Commission d'agriculture au Comite de surveillance de Nantes: Le 27 messidor (15 juillet) dernier, je suis parti de Nantes a onze heures du matin pour aller a Montaigu. [ ... ] La route n'étant pas sure, je m' accostai des generaux Huché et Ferrand, qui s'y rendaient, afin de profiter de la protection de leur nombreuse escorte. [ ... ] Un peu avant d' arriver à Aigrefeuille, le general Huché donna ordre a une partie de l'infanterie qui nous escortait, de fouiller a droite et a gauche de la grande route, et de tuer indistinctement tous ceux qu'ils trouveraient, hommes, femmes ou enfants, armés ou non armés. A cet ordre barbare, je m'approchai de lui et je lui presentai qu'il n'avait sans doute pas connaissance de la proclamation de la Commission d'agriculture et des arts, en date du 3 messidor (ou 21 juin, vieux style), qui promet paix et protection a tous les insurges qui rendront leurs armes. [ ...] Il me repondit qu'il s'en foutait, et qu'à l'armee il n'avait d'ordre a recevoir de personne. Source : Archives nationales, W/22, dossier 1, pièce 45, copie certifiée - Les Archives de l'extermination, Alain Gérard.

Ayzenay (85)  
5 Juin 1794 : Information au conditionel : L'armée républicaine aurait découvert dans la forêt d'Aizenay un hôpital de fortune et aurait achevé les blessés et tué femmes et enfants au nombre total de 400?!
Info : Blog de http://cheneethibou.forumactif.org/ - Janvier 2015.
1794-1795 : Commaire poussa si loin la barbarie contre les habitants d'Aizenay que la municipalité de ce bourg crut devoir porter plainte devant l'autorité supérieure. "Grignon, disait-on dans ce rapport, a donné l'exemple inique du massacre des patriotes. On l'a vu par passe-temps, et pour essayer le tranchant de son sabre, couper en deux des enfants à la mamelle ; il appelle cela une distraction patriotique. Commaire a été plus loin ; il en a fait une loi. Nous le voyons, chaque jour, prendre les premiers enfants venus, fils de républicains ou de brigands, peu lui importe : il les saisit par une jambe, et les fend par moitié, comme un boucher fend un mouton. Les soldats en font autant. Si les autorités veulent réclamer, on les menace d'être fusillés."
Source : Merci au site de La Maraîchine Normande

Angers / Avrillé (49)   Massacres d'Avrillé
Au début de janvier 1794, plus de deux mille personnes, hommes et femmes de tous âges, attendaient dans les prisons d’Angers, l’heure d’être conduites à la mort. Pour se débarrasser au plus vite de « ces mangeurs de bon Dieu, de ces brigands qui ne voulaient pas se soumettre aux lois de la République une et indivisible », il fut résolu d’employer un grand moyen : la fusillade en masse. Desvallois, fermier et patriote exalté, proposa un de ses champs, dans le parc des anciens moines de Grandmont, comme lieu d’exécution. Les 12, 15, 18, 20, 21 et 22 janvier, les 1er et 10 février et le 16 avril, les malheureux destinés à la fusillade furent attachés deux à deux, formant de longues chaînes qui marchaient jusqu’au champ de la mort. Les plus faibles étaient jetés comme des « paquets de linge sale » dans des charrettes réquisitionnées. Les cadavres encore chauds étaient ensuite dépouillés et enterrés dans une telle précipitation que plusieurs victimes auraient été ensevelies vivantes
Source: Extraits du rapport des exécutions de début 1794 à Angers, par M. Simon Gruget, curé de la Trinité d’Angers Page complète

Les Républicains font prisonniers des milliers de Vendéens à Angers suite à la défaite vendéenne de Savenay et au passage des colonnes infernales dans les mauges.
Après un jugement expéditif de la commission militaire dirigée par les représentants en mission du Comité du Salut Public, Nicolas Hentz et Adrien Francastel, les prisonniers sont executés à Avrillé. Nous dénombront 9 fusillades pendant le Génocide Vendéen au parc de la Haie-aux-Bonshommes, au« Champ des Martyrs »:
12 janvier 1794: 500 victimes, principalement des hommes, paysans et artisans.
15 janvier 1794: 300 victimes, des hommes âgés de 18 à 65 ans.
18 janvier 1794: 250 victimes, parmi lesquelles beaucoup de femmes, âgées de 19 à 63 ans.
20 janvier 1794: 400 victimes, des hommes âgés de 17 à 65 ans.
21 janvier 1794: 150 victimes, hommes et femmes.
22 janvier 1794: 80 victimes.
1er février 1794: 400 victimes, principalement des femmes, âgées de 18 à 72 ans.
10 février 1794: 200 victimes, des hommes et des femmes, âgés de 16 à 71 ans.
16 avril 1794: 200 victimes, hommes et femmes.
Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, 1995.

Andrezé (49)  
Le château des Hayes-Gasselin est détruit en 1794 par les soldats républicains - Source : WikiAnjou

Antigny (85)  
Chemins-secrets liste 24 martyrs. Sources : AD85 - Bulletin paroissial d'Antigny - 1904 / Antonin Proust, "La justice révolutionnaire à Niort", 1869. Lien vers Chemins-secrets

Apremont (85)  
LA FUSILLADE DU 19 FÉVRIER 1794 - 102 VICTIMES: Le 29 (ventôse), au soir, le bataillon premier de Paris s'est rendu à Appremont, où il y avait 100 hommes en garnison d'un bataillon du Lot et Garonne. Dans la nuit, ils se sont divisés par peloton, sur les avis qu'ils ont reçu de la municipalité du dit lieu, et ont couru les diverses villages de la paroisse, et surpris en leurs lits les habitants qui depuis peu s'étois retiré de l'armée des Brigands pour retourner chez eux sans doute avec de mauvais dessin (??). Au matin le conseil ayant tenu, 83 ont été jugés digne de mort et fusillé par le dit régiment hier (1er ventôse, 19 février) entre 8 et 9 heures du matin, tant homme que femme. Les autres bataillons en font autant en les autres paroisses, en sorte que soud un mois il restera peu de Brigand en nos environs. La fusillade d'Apremont a ôtté la vie à 75 hommes et à 27 femmes, en tout 102. A 7 heures du matin, l'on mit sur la grande route qui conduit aux Sables, 83 brigands que femmes amarrées 2 à 2, en leur disant que l'on les conduisoit au Sables. Deux gros détachement de volontaires les escortois sur les côtés du chemin, lesquels à un signal donné firent feu à bout touchant sur eux et leurs firent mordre la poussière. Les soldats eurent ordre de enffoncer leurs bayonnètes en les corps de ceux qui montrois encore quelque signe de vie. Source : La Vendée Historique - 20 février 1908 - Site La Maraîchine Normande

Aubigny (85)  
D'après le site de la mairie, Aubigny considéré par les autorités républicaines comme une place forte de la rébellion échappera heureusement aux colonnes infernales de Turreau.


B

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Basse-Goulaine (44), Bazoges-en-Paillers (85), Bazoges-en-Pareds (85), Beausse (49), Bégrolles-en-Mauges (49), Belleville-sur-Vie (85), Blaison-Gohier (49), Bois-de-Céné (85), Boismé (79), Botz-en-Mauges (49), Bouaye (44), Boufféré (85), Bouillé-Loretz (79), Bouillé-Saint-Paul (79), Boulogne (85), Boussay (44), Brains (44), Brem-sur-Mer (85), Bretignolles (79), Brétignolles-sur-Mer (85), Breuil-Barret (85), Brie (79), Brion-près-Thouet (79) et Le Bernard (85)

Barbechat (44)  
Le corps principal du Château de la Berrière est partiellement incendié le 10 mars 1794, pendant les guerres de Vendée, détruisant l'aile ouest et le corps central. Source : Wikipedia sur le Château de la Berrière

Beaufou (85)  
Pendant les abominations perpétrées aux Lucs, une forte patrouille s'était avancée jusqu'au bourg de Beaufou, déjà brûlé plusieurs fois. Les habitants prévenus, avaient pris la fuite, sauf une vingtaine de personnes qui négligeant les conseils du bonhomme curé (Jousbert) eurent la funeste idée de se cacher dans le souterrain qui s'étend sous les maisons du bourg. On ne sait comment les bleus les découvrirent. N'osant les poursuivre dans ces sombres conduits, ils prirent le parti sauvage de les brûler. Amoncelant à l'entrée du souterrain quantité de braises, ils y mirent le feu. Étouffés par le manque d'air et par la fumée, les malheureux furent bien vite asphyxiés. On rapporte que l'un d'eux, la tête égarée, se jeta dans les flammes pour se sauver dehors et qu'un soldat l'abattit d'un coup de sabre donné en plein visage, lui tranchant tout un lambeau de chair de la figure, que ce monstre se mit aussitôt à manger à belles dents. Manger de la chair humaine, boire du sang, c'était le grand festin des bleus de la grande révolution. Source : Histoire et légendes pieuses ; Beaufou sous la Révolution. Cahier, 191 p. - AD85 1 Num 396/3 - vue 46 - Merci au site web : La Maraîchine Normande Massacre du Vigneau, Beaupréau

Beaupréau (49)  
Les Bleus finirent, hélas ! par s’aventurer vers le Vigneau aux premiers jours de février 1794. La colonne infernale de Cordelier avait eu maille à partir avec les gars de Stofflet. Un détachement vint à son secours depuis Saint-Florent. Passant par Beaupréau, les soldats républicains boutèrent le feu au château du Vigneau, puis vinrent fouiller les bois alentour. Pris au piège dans cette nasse fermée par la rivière, 150 réfugiés, hommes, femmes et enfants, tombèrent entre leurs mains. Les Bleus les passèrent aussitôt par les armes, précipitant plusieurs de leurs victimes du haut des rochers. Source : Histoire et légendes pieuses ; Beaufou sous la Révolution. Cahier, 191 p. - AD85 1 Num 396/3 - vue 46 - Merci au site web : Vendéens et Chouans

Beaurepaire (85)  
3 février 1794 : "Ils tuèrent beaucoup de monde dans le Bois de Beaurepaire, qui est tout près du bourg. Ils tuèrent 300 femmes".
Source: Souvenirs de Mme de Sapinaud. Collection Historial de la Vendée, manuscrit numéroté 24829 p.69-70, 91, 105-106, 111-112. Les Archives de l'extermination, ALain Gérard.

Beauvoir-sur-Mer (85)  
La Crosnière fut ravagée par les colonnes infernales de Turreau en 1794, durant les guerres de Vendée ; l'église et la cure furent brûlées. Source: site de la mairie.

La Bernardière (85)   population 1791: 936, 1796 : 397 habitants.
REGISTRE CLANDESTIN DE M. SIMON, RECTEUR : 27 février 1794, les Republicains emmenèrent et fusillèrent à Clisson huit habitants de ce bourg. Ils ont été inhumés au cimetière de l'hôpital dudit Clisson. Ce même jour, ils emmenèrent et tuèrent dans le chemin qui conduit audit Clisson : JEANNE MAIGREAU, âgée de 37 ans. Le 7 mars 1794, ont été inhumé les corps de 22 civiles, hommes et femmes de la Bernardière. Le 6 avril 1794, ont été enterrés 5 femmes et 2 hommes supplémentaires. Ce même jour, l'église fut aussi incendiée. Source : AD85 - Registre clandestin - La Bernardière - BMS - 1792-1804 - Merci au site web : La Maraîchine Normande

Le Bignon (44)  
Des Bignonnais se joignent aux révoltés, d'autres se réfugient à Nantes, un grand nombre affronte sur leur terre la violence, le feu et la mort. Le 18 mai 1794, le général républicain CROUZAT, commandant le poste de Roulière, écrit à son chef, le Genéral Vimeux, à propos du Bignon : « La patrouille de grenadiers que j'avais envoyée en avant du camp m'a rapporté qu'il y avait encore des habitants dans le village du Bignon et que ce village n'était pas brûlé ! J'ai en conséquence fait partir ce matin, à deux heures précises, un bataillon avec huit chasseurs pour aller brûler ledit village, ce qui a été exécuté. Les fours ont été détruits ; le feu a été mis aux moulins... » Source: Collection des mémoires relatifs à la Révolution française, Volume 30 - By Saint-Albin Berville, François Barrière.

La Boissière de Montaigu (85)  Population :1100 habitants en 1789, 360 en 1802.
Des mémoires et écrits témoignent de quelques massacres commis par les bleus dans les Landes du Puy Doré, dans le Bois des Brosses et dans le cimetière. La mémoire locale parle de 150 habitants massacrés dans le bois des Brosses [Cette description manque de détails et de sources - Merci de nous aider à compléter la liste des massacres de cette commune et de nous communiquer des références utiles]

La Boissière-du-Doré  
17 mars 1794 : 48 personnes sont massacrées par la colonne républicaine Cordellier, dont 5 hommes et 8 femmes de plus de 60 ans, 5 bébés de moins de 2 ans, 6 fillettes et 4 garçons de moins de 11 ans, 4 adolescents, 7 femmes et 9 hommes adultes. Massacre de 49 habitants par la colonne républicaine Cordelier: Pierre SÉCHÉ, 49 ans, Pierre SÉCHÉ fils, 11 ans, Guillaume BABONNEAU, 16 ans, Mathurin BABONEAU, 16 ans, Renée CHINTRIER, 60 ans, Marie GOULEAU, 60 ans, Fille anonyme de Marie Gouleau et Pierre Cesbron, 3 mois, Marie GOEFFARD, 21 ans, Pierre VIAU, 40 ans, Jeanne GRASSET, 36 ans, Jeanne VIAU, 7 ans, Pierre VIAU, 3 ans, Renée AUDIGANE, 80 ans, Jean POISLANE, 72 ans, Marie MARTIN, 75 ans, Jeanne POISLANE, 3 ans et demi, Pierre LAMBERT, 55 ans, Jean MARTIN, 5 ans, Marie MARTIN, 3 ans, Françoise MARTIN, 10 mois, Françoise ANTIER, 30 ans, Jeanne POHARDIE, 9 mois, Marie POHARDIE, 21 mois, Le Gas-Hubert, née le 20 juin 1792, fille de Jacques Pohardie et Françoise Antier, trouvée tué près des CoinsRené DURAND, 69 ans, Jean AUBERT, 69 ans, Jean GOULEAU, 62 ans, Julienne GUILBAUD, 60 ans, Marie PINEAU, 87 ans, Julien DELORME, 54 ans, Jean GOULEAU, 15 ans, Victor DELAUNAY, 36 ans, Jeanne SUTEAU, 63 ans, Marie SÉBILLEAU, 32 ans, François DOUILLARD, 4 ans, Jeanne DOUILLARD, 2 ans, fils de François Douillard et Marie Sébilleau, Mathurine DOUILLARD, 38 ans, Augustin BOISSELIER, 8 ans, Marie BOISSELIER, 4 ans, Marie DOUILLARD, 8 ans, Marguerite PASQUEREAU, 55 ans, René GOULEAU, 70 ans, Marie TESSIER, 78 ans, Julien CHAPEAU, 50 ans, René SÉCHÉ, 16 ans, Jean DUPONT, 48 ans, Pierre POISLANE, 78 ans, Jacques BRICARD, 39 ans, Désirée BRICARD, 2 ans - Source : Valérie JOUSSEAUME pour l'établissement de cette liste issue des bulletins municipaux de La Boissière (1905-1911).

La Boissière-sur-Èvre (49)  
"Lors de la Guerre de Vendée, le passage des colonnes infernales coûte la vie à 45 habitants". Source : Wikipedia

Bouguenais (44)  
Avril 1794: En avril la garnison du château d'Aux, situé sur la commune de La Montagne et commandée par l'adjudant-général Muscar, lance un raid sur Bouguenais, 248 personnes sont fusillées. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 492

Bouin (85)  
20 janvier 1794 : 33 habitants encordés, fusillés par les troupes du Général Haxo. Monument commémoratif à l'entrée de Bouin, sur la D21 en venant de Bois de Céné, champs des fusillés.
Source : Merci au site de La Maraîchine Normande

Baie de Bourgneuf (44)  
27 février 1794: Une noyade est ordonnée par l'adjudant-général Lefebvre et le commandant Foucault, 41 personnes: 2 hommes, dont un vieillard aveugle de 78 ans, 12 femmes, 12 filles, 10 enfants âgés 6 à 10 ans et 5 nourrissons sont embarqués à Paimbœuf sur un navire, conduits au large et précipités dans les flots. Source : Hippolyte Taine Les origines de la France contemporaine. La Révolution : le gouvernement révolutionnaire, le régime moderne Edition Robert Laffont, 1896, p.224. D'après Le Moniteur universel XXII, 227, et Charles Berriat-Saint-Prix, La justice révolutionnaire, p. 92-93.

Le Boupère (85)  
28 janvier 1794 : Le général Louis Grignon fait fusiller 19 prisonniers. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45.

Bournezeau (85)  
Le 29 mars 1794, une nouvelle colonne républicaine s’avança sur Bournezeau. Elle était commandée par Bardou qui exécutait les ordres du général Turreau, instigateur des Colonnes Infernales qui avaient pour but de détruire la Vendée. Voici son compte-rendu écrit le lendemain : « (…) J’en suis parti [de Saint-Ouen] le 9 [germinal] à 8 heures du matin après avoir incendié tout le bourg pour St-Vincent-Fort-du-Lay. Nous nous sommes ensuite portés sur Bournezeau où nous n’avons incendié que la moitié du bourg, le château et les moulins, à défaut de charrette toutes les métairies, moulins le long de notre route ont été réduits en cendre (…) » Il concluait en indiquant qu’il incendierait le restant du bourg plus tard. Nous ignorons s’il réalisa son projet. En plus du château, nous savons que le presbytère de Bournezeau a été incendié pendant la guerre de Vendée. Source : Vincent Pérocheau

Bouzillé (49)  
Date? : "La répression exercée par les bleus est sauvage, les destructions sont importantes : le presbytère, l'église; seul le château de la Mauvoisinière est épargné. Les exécutions à Nantes ou à Avrillé allongent une liste impressionnante de victimes. C'est à cette période, après la déroute de l'armée vendéenne, que notre commune subit les représailles des trop fameuses "colonnes infernales" (ancienne rue de l'Enfer)". Source: Site de la mairie
Voir aussi la commune de Liré

Bressuire (79)  
24 janvier 1794: La troisième colonne est commandée par le général de brigade Louis Grignon écrit alors à Turreau : « nous en tuons plus de cent par jour» Chauvin rapporte encore : « Le jour de son départ, Grignon répéta, à la tête de sa colonne, la harangue qu'il avait faite à Argenton-le-Peuple ; ce fut vraiment une armée d'exterminateurs qui sortit de Bressuire ; les paroisses comprises entre Bressuire et La Flocellière, sur une longueur de plus de deux lieues et demie, furent entièrement sacrifiées. Le massacre fut général, et on ne distingua personne ; et c'est surtout dans cette marche que Grignon brûla une immense quantité de subsistances. ». Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 105.

Breuil-sous-Argenton (79)  
Les Moulins de Trobel, ..., au carrefour des chemins du Breuil à Balin et du Breuil à Genneton se dresse une croix dite "Croix Chaigneau", du nom du prêtre qui l'avait faite édifier. Ici, fut massacrée une quantité importante de personnes des environs par la colonne infernale de Grignon. Le temps n'a pas conservé leur nombre exact. Source : Merci au site de Chemins Secrets

Les Brouzils (85)  
22 février 1794 : 102 victimes, dont 14 enfants de moins de dix ans, par la colonne républicaine Cordellier.
4 mars 1794 : Les Brouzils sont incendiés pour la seconde fois et 270 habitants au total ont été tués. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45, et Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 231.

La Bruffière (85)  
Date? 1794 : La Révolution et ses Colonnes infernales saignent cruellement la commune (3 000 habitants avant les événements, 726 seulement en 1800). La date et les faits manquent. Source : ?

C

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Cezais (85), Challans (85), Chantonnay (85), Château-Thébaud (44), Chauché (85), Chaudron-en-Mauges (49), Chavagnes-les-Redoux (85), Cheffois (85), Chéméré (44), Chemillé-Melay (49), Chiché (79), Cirières (79), Coëx (85), Combrand (79), Commequiers (85), Corcoué-sur-Logne (44), Coulonges-Thouarsais (79), Courlay (79), La Chaize-Giraud (85), La Chaize-le-Vicomte (85), La Chapelle-aux-Lys (85), La Chapelle-du-Genêt (49), La Chapelle-Gaudin (79), La Chapelle-Heulin (44), La Chapelle-Palluau (85), La Chapelle-Rousselin (49), La Chapelle-Saint-Florent (49) et La Copechagnière (85)

Cerizay (79)   Population :
26 janvier 1794 : massacre d'habitants, dont des femmes et des enfants par la colonne républicaine Grignon. Le bourg, patriote, est épargné mais habitants des fermes et des villages de la commune sont massacrés. 300 morts selon le général Grignon mais ce nombre est probablement exagéré. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45, Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 156-157, Site de la mairie de Cerisay [archive] et Laurent Dingli, Robespierre, p.400

Cernusson (49)   Population :
21 janvier 1794 : 40 habitants, dont le maire, massacrés par la division du général Louis Bonnaire. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 47.

Les Cerqueux-sous-Passavant (49)   Population :
21 janvier 1794 : Massacres par la division du général Louis Bonnaire. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 47.

Chaillé-sous-les-Ormeaux (85)  
le 28 mars 1794 : "passage de la colonne infernale de Huché".
Source : Merci au site Vendéens et Chouans

Champtoceaux (49)   Population :
16 mars 1794 : 82 habitants massacrés par la colonne républicaine Cordellier.
17 mai 1794 : 37 habitants sont tués dont 28 sont enfumés dans la grotte de Vau-Brunet, seuls une femme et un enfant en ressortent vivants. 26/30 juillet 1794 : 13 personnes assassinées par les Républicains. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 510, Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 130, La Boissière-du-Doré : 1000ans d'histoire entre Bretagne et Anjou, 1999, édité par la commune de la Boissière-du-Doré, et Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 119.
En 1794 la population subit trois passages des colonnes infernales, 193 personnes périssent, l'église et les habitations sont incendiées. Source : Wikipedia

Chanteloup-les-Bois (49)  
le 25 mars 1794 : Porcher, petit fermier au village des Princes [La Prinze], âgé de quarante ans, et connu pour ses idées révolutionnaires, se présente à eux [les égorgeurs], s'offrant à les guider dans leurs recherches et surtout a les conduire à l'hôpital de Stofflet, ils acceptèrent ses indignes services et étendirent leurs lignes de manière à embrasser toute la largeur du bois. Comme ils n'avaient plus d'armée devant eux pour s'opposer à l'exécution de leurs projets, ils pouvaient se disséminer à volonté, sans crainte de surprise. Leur effectif pouvait s'élever au chiffre de huit à dix mille hommes (la tradition en porte le nombre à dix ou douze mille hommes). Quinze cents personnes, femmes, vieillards et enfants, la plupart de chanteloup (ils étaient deux cent vingt de Chanteloup), de Vezins, de Coron, de La Tourlandry, et autres lieux voisins se trouvaient dans la Bauche-des-Buissons, refuge le plus rapproché des landes de Genty. Depuis plusieurs mois déjà, ces pauvres réfugiés y stationnaient comme dans un asile sûr et à l'abri de tout danger.
Porcher y conduit d'abord les Bleus. Il fait occuper les issues d'alentour par leur cavalerie, afin de guetter et de massacrer au passage les malheureux qui tenteraient de s'évader. Les fantassins devaient s'avancer, le sabre et la baïonnette au poing, car ils avaient reçu ordre de ne se servir que de ces armes, afin de ne pas donner l'éveil aux autres réfugiés pendant qu'ils pénétraient sous le bois.
La servante de la métairie de la Boulaie les aperçut ; elle aurait pu jeter le cri d'alarme et faire fuir un grand nombre de femmes, d'enfants, mais elle les prit pour des Vendéens et les laissa approcher. Quand elle reconnut que c'étaient les Bleus, les soldats républicains avaient cerné toutes les huttes. Avec une rage infernale ils se jettent sur leurs victimes sans se laisser attendrir par les larmes et les cris de ces infortunés, ils en égorgent quinze cents. La Bauche-des-Buissons n'est bientôt plus qu'un champ de carnage ; quinze personnes seulement réussirent à s'échapper.
De ce nombre sont quelques adolescents : Vion, Frétellière, Martineau, Moreau et la femme Houet. La femme Touillet, de Chanteloup, serrait contre elle ses trois enfants et se penchait sur eux pour leur faire un rempart de son corps, s'attendant à recevoir d'un moment à l'autre le coup de grâce, lorsqu'un sergent l'assure qu'elle n'a rien à craindre : "Je veux te sauver lui dit-il ; mais pour prix de ta vie, donne-moi ton mouchoir et ton argent. Je n'ai pas d'argent, répond la femme Touillet, tout interdite de ce qu'elle vient d'entendre. - Donne vite, reprend le sergent." Cette femme arrache alors son fichu de dessus ses épaules et lui présente des assignats. Quelques soldats arrivent presque aussitôt et veulent la percer de leurs baïonnettes ; le sergent la défend : "Vous en trouverez assez d'autres, leur dit-il, allez plus loin ;" et quand ils ont disparu, le sergent la fait évader. Quelques pas plus loin, le même soldat rencontre la femme Crépellière, de la métairie des Banchereaux, qui tient autour d'elle ses cinq petits enfants ; il lui fait grâce comme à la femme Touillet, et ne lui demande rien. Un jeune enfant de huit ans se glisse entre les jambes des chevaux, évite les coups de sabre qu'on essaie de lui porter, et échappe comme par miracle à la mort (Je tiens ce fait de lui-même. Cet enfant était de Chanteloup. Quand il m'a raconté son aventure, il avait quatre-vingts ans. C'est lui qui m'a assuré que le massacre de la forêt avait eu lieu le 25 mars, jour de la fête de Notre-Dame de mars).
Source : Merci au site La Maraichine Normande

Chanzeaux (49)   Population en 1793 : 1795 hab. - en 1800 : 1025 hab.
25 janvier 1794 : 14 femmes et un vieillard sont fusillés en chantant le Salve Regina, auquel les soldats répondent par La Marseillaise. Source : Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 167-168.
Autre source, Wikipedia: Lors de la Révolution, Chanzeaux, partisan de la Vendée militaire, est le théâtre de combats sanglants dans lesquels disparut plus du tiers de la population. Après le passage des « colonnes infernales » conduites par Crouzat le 25 janvier 1794, le village et le château sont incendiés. Seules trois maisons sont totalement épargnées dont, curieusement, le presbytère. La population tombe à cette époque de 1795 habitants (en 1794) à 724 (en 1806), puis elle remonte jusqu’au milieu du xixe siècle avant de revenir autour d’un millier d’habitants actuellement, dont moins de 300 dans le bourg proprement dit.
5 ou 9 avril 1794: 170 habitants, au trois-quarts des femmes et des enfants, sont massacré par la colonne républicaine de Dusirat. Source : Dominique Gautron, L'affaire des Moutiers les Mauxfaits. Le Massacre du Samedi-Saint (19 avril 1794), La Boullaïe des Ancêtres, no 101, 1er trimestre 2006, p. 52-56.

Chambretaud (85)  
31 janvier au 1er février : La colonne du Général Boucret se trouve à Chambretaud.
1 février 1794 – La colonne Boucret opère des massacres sur la route de Saint-Malo-du-bois avant de gagner La Verrie.

La Chapelle-Basse-Mer (44)  
10 mars 1794 : 26 personnes, dont 11 femmes, 9 enfants de moins de 11 ans, et trois nouveau-nés sont tués par la colonne républicaine Cordellier dans le village de Beauchêne.
16-17 mars 1794: au moins 118 habitants sont massacrés par la colonne républicaine Cordellier. Source : Reynald Secher, La Vendée-Vengé, p. 173, Reynald Secher, La Vendée-Vengé, p. 172, et Commune du diable d'Anjou et du dieu de Bretagne - Saint-Laurent-des-Autels [archive], sur Ouest France (consulté le 10 février 2011).

Château-Guibert    Population :
30-31 mars 1794: 80 hommes, femmes et enfants sont massacrés par une troupe de la colonne républicaine Huché menée par le capitaine Goy-Martinière. Source : Charles Berriat-Saint-Prix, La justice révolutionnaire, p. 20-25, et Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 58.

Châteaumur    Population :
26 janvier 1794 : 10 personnes tuées par la 3e colonne républicaine. Source : Clénet 1993, p. 155.

Châteauneuf (85)   Population en 1793 : 600 habitants - 453 en 1806


La Chaussaire    Population :
13 mars 1794: 42 femmes et enfants sont tués par la colonne républicaine Cordellier. Source : ?

Chavagnes-en-Paillers (85)   Population :
23 février 1794 : 201 habitants au moins sont massacrés par la colonne républicaine Cordellier. La colonne républicaine Cordellier se dirige en deux bandes vers Chavagnes-en-Paillers. La première passe par Benaston. La plupart des habitants ont fui. Cependant les Bleus ont arrêté un homme à qui ils ont ordonné d’abattre la croix du village. Pensant sauver sa vie, le malheureux obéit à l’ordre sacrilège, et reçoit en récompense une décharge dans le dos. Le village est alors brûlé, ainsi que la Robertière. Non loin de là, à l’Anjouinière, les soldats surprennent une douzaine de femmes qui revenaient de la messe de l’abbé Remaud à la Trottinière. Ils les alignent dans une aire et les fusillent toutes. A la Prilliaire, c’est un vieillard de 78 ans, Jean Gilbert, qui fait les frais de leur fureur. La seconde bande se jette quant à elle sur les villages de la Baudrière et de la Maison-Neuve. Au Chiron, les Bleus enferment dans une maison trois femmes et quatre enfants âgés de 3 à 9 ans, puis y mettent le feu. Les témoins du drame ont rapporté qu’on entendait les cris des suppliciés jusqu’à la Ménardière. Les deux bandes se rejoignent ensuite à Chavagnes, déserté par ses habitants prévenus de leur approche. Les ordres sont respectés, le bourg est incendié, de même que le village voisin de l’Ulière, puis les Bleus se divisent à nouveau en deux bandes. La première descend vers la Dédrie que les habitants ont abandonnée. On ne relève qu’une victime. La bande poursuit vers le Cormier. Dans un champ, un Bleu aperçoit une jeune fille prénommée Jeanne, qui se sauve à toutes jambes. Il court vers elle, la rattrape et s’acharne sur elle de plusieurs coups de sabre avant de l’achever en l’égorgeant. Un vieillard de 70 ans, Jean Moreau, subit le même sort à la Martellière. Puis, à l’Angellerie, c’est au tour de Jacques Chauvet, 60 ans. Plus loin, aux Crépelières, une mère et sa fille, et un homme à l'Hopitaud. Pendant ce temps, l’autre bande a pris, depuis Chavagnes, la route de Saint-Fulgent. C’est là qu’eurent lieu les plus grands massacres de ce dimanche 23 février. Dans un champ près de la Bonnetière, les Bleus saisissent un homme. Croyant tenir un prêtre, ils lui arrachent la langue avant de l’achever. A la Morinière, les soldats tombent sur une cachette dans laquelle s’étaient réfugiés des femmes et des enfants, 32 au total, tous massacrés. Les tueries des Bleus se répètent de village en village : trois femmes et cinq petits enfants de 2 à 4 ans à la Cornuère, deux morts à la Bretaudière, deux autres au Rochais, etc. En tout, 58 victimes identifiées, dont 34 femmes et 16 enfants. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 44 et 504. et le registre clandestin de Chavagnes 1794

La Chevrolière (44)   Population :
Entre le 10 et 16 juillet 1794 : "le bois de l'Arsangle, où nombre de Chevrolins s'étaient réfugiés au bruit prolongé du combat (entre les blancs et les bleus les chassant) sera le théâtre d'un massacre impitoyable. (...) Les victimes sont nombreuses ; hommes, femmes et enfants. Des familles entières sont anéanties. Les jours suivants, dans le bois de l'Arsangle, à proximité des rives du lac, les survivants enterrent les victimes dans une fosse d'une vingtaine de mètres de long et de quatre mètres de large."Les traditions orales évoquent un nombre de victimes fluctuant de plusieurs dizaines à plus de 300. Source : "La Chevrolière sous la Révolution", par Patrick Ameline. Merci à Vincent Doré pour ces informations.

Cholet (49)   Population :
11 mars 1794: Cordelier reprenait Cholet et faisait massacrer le peu d'habitants rentrés dans cette ville. Source : Crétineau-Joly, II, p. 174.
Mercredi des Cendres, 1794 : Souvenirs de Louise Barbier (1783-1871) - "On mit le feu à l'église Saint-Pierre. Mais le bon Dieu punit celui qui l'y mit, car il ne put en sortir et brûla dans l'église. ... Ma tante Coudrais ... vint me chercher et me dit qu'il fallait partir au plus vite parce qu'on lui avait dit que tout Cholet allait brûler ... Nous partîmes donc avec ma tante Coudrais qui avait avec elle ses deux enfants, deux autres neveux du côté de son mari, mon frère et moi. Dès en partant, nous vîmes fusiller deux hommes et,l'abbé Guitton, vicaire de Saint-Pierre. On les avait mis sur le bord de la rivière et les soldats placés sur le parapet du château s'exerçaient à tirer sur eux. Ma tante Coudrais avait décidé de se diriger sur Mortagne ... Nous étions à peine rendus à la Haie (1), que nous vîmes tout Cholet en feu. Les habitants arrivaient criant et pleurant, à peine vêtus, traînant les enfants, soutenant les vieillards, sans pain, sans asile, quelques guenilles sous le bras, sans savoir où aller se réfugier. C'était le mercredi des Cendres. Ce fut ce jour-là que ma grand'mère fut massacrée au Pont-Joly, au moment où elle se rendait à l'hôpital (2) pour s'y réfugier. Une de ses sœurs fut tuée au près d'elle et une autre, ma tante Madeleine, fut massacrée dans sa maison même.

Souvenirs de Louise Barbier (1783-1871) - "A l'hôpital [de Cholet], les malades furent abandonnés et moururent faute de soins. On avait fait des monceaux de paille et de bois, dans les prin-cipales maisons, et bientôt toute la ville offrit le spectacle épouvantable d'un vaste bûcher. C'était la quatrième fois qu'on y mettait le feu. Pendant quelque temps, la ville détruite ressembla à un désert. Il n'y avait pour habitants que des soldats affamés qui cherchaient sous les ruines les choses précieuses qui avaient échappé à l'incendie. Les loups y arrivaient la nuit pour dévorer les cadavres mal enterrés des malheureuses victimes. Nous continuions péniblement notre route vers Mortagne, en tremblant, quand nous voyions les bleus. Nous nous croyions perdues quand ils nous criaient : « Rendez-vous, brigandes, ou la mort ! » Alors il fallait crier : « Vive la République ! A bas les aristocrates ! A mort le roi !» A la moindre hésitation, les soldats fusillaient à bout portant et transperçaient les petits enfants de leurs baïonnettes. Plus de cinquante personnes furent victimes de leur fureur, de Cholet à Mortagne. Il fallait se cacher dans les broussailles et les ajoncs, en perdant ses sabots, en déchirant ses vêtements, dans des chemins détrempés d'où on ne pouvait plus sortir..."
(1) Le plateau de la Haie, entre les routes de Mortagne et du Puy-Saint-Bonnet, domine l'usine à gaz.
(2) L'hôpital était situé rue des Vieux-Greniers. Il ouvrait à peu près en face de l'ancienne tour existant encore. Les blessés étaient soignés également au couvent des Cordelières qui, après la Révolution, devint l'hôpital de Cholet. Le Pont Joly était l'endroit où le ruisseau de Pineau passait dans la rue Salbérie, en arrivant à la Promenade. C'était un ravin où il y avait un pont rustique pour les piétons. Les charettes passaient dans l'eau.

Clisson (44)
Population :
24 janvier 1794 : Les colonnes infernales occupent Clisson, des massacres ont encore lieu. La ville est alors complètement détruite. Clisson resta désert durant deux ans, ses habitants ayant fui ou ayant été massacrés. Source: http://www.odile-halbert.com/Paroisse/Loireat/Clisson/Clisson.H-Ch05.pdf [archive]. Déjà les colonnes infernales avaient passé par les ruines de cette ville78, et y avaient mis à mort beaucoup de pauvres paysans. Elles s'y arrétaient seulement quelques jours, et de là couraient les campagnes, en quête de leur proie. L'on amenait au château tout ce que l'on avait pu saisir, et l'on fusillait les prisonniers sur le bord d'une longue fosse, creusée dans l'esplanade (bastion x. Voir page 253), à l'endroit même où s'étaient dressées les tables des festins civiques et fraternels de 1791 (Voir page 378). Chose étrange, on accordait à ces malheureux deux minutes pour une dernière prière ; puis on faisait sur eux une décharge générale, et on les précipitait sur les cadavres de la veille. Auprès de cette fosse, restaient des débris humains, et l'on vit des enfants les prendre comme des jouets (Notes de M. Perraud). Après le passage des colonnes infernales, le silence de la mort plana sur les ruines de Clisson, devenues, par les atrocités qui y avaient été commises, un objet d'horreur et d'effroi, pour les rares paysans vivant encore dans les campagnes voisines. Ce silence était parfois troublé par les hideuses batailles que des bandes de chiens errants et de loups, sortis des forêts environnantes où ils abondaient alors, venaient s'y livrer, en se disputant des cadavres mal enterrés, parmi les maisons croulantes. De temps en temps, quelques paysans parcouraient à la hâte les rues désertes de la ville dévastée; comme pour y chercher les débris de ce qu'ils y avaient vu jadis. Source : CLISSON ET SES MONUMENTS, Comte Paul de Berthou, 1910.

Cossé-d'Anjou    Population :
5 avril 1794: 15 femmes et enfants sont tués par les Républicains dans les bois de la Frappinière. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 537.

La Coudre (79)  
...La Croix du massacre est là pour rappeler qu'à une date inconnue (janvier 1794 ?), plusieurs paroissiens sortant de la messe dominicale furent massacrés par une colonne républicaine. Cette colonne alla ensuite, non loin de là, incendier le château de la Coindrie où ils tombèrent sur une vieille femme. Les soldats lui mirent les pieds sur des charbons ardents pour lui faire dire où étaient les propriétaires et où ils avaient caché leur argent. Source : Merci au site de Chemins Secrets

Cugand (85)   Population : 1789 , environ 1800 hab. – 1800, 1 302 hab.
10 juin 1794 : Une colonne infernale fera plusieurs passages à Cugand dont un le 10 juin 1794. Durant cette période, on estime qu'environ 200 Cugandais périrent. Source :Site de la mairie de Cugand.

D

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Dompierre-sur-Yon (85) et La Daguenière (49)?

Drain
16-17 mars 1794: 106 ou 108 massacrés par la colonne républicaine Cordellier. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 510, et François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. I, p. 435-441.
Voir aussi la commune de Liré

E

Merci d'identifier les massacres dans la communes de L'Épine (85)

Les Epesses
24 mars 1794 : Pour Montournais et les Epesses, les commissaires municipaux Morel et Carpenty déclarent devant la Convention, que plus de 23 femmes et enfants ont été jetés vivants dans des fours à pain par des soldats du général Amey. La date des massacres peut être antérieur à la date du 24 mars 1794. Source : Charles Berriat-Saint-Prix, La justice révolutionnaire, p. 9-12, et Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 461-462.

Étusson
22 janvier 1794: massacre des habitants par la 3e colonne infernale du général Louis Grignon. Source : Clénet 1993, p. 155.

F

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Falleron (85), Faye-l'Abbesse (79), Fougeré (85), Fresnay-en-Retz (44), Froidfond (85), Le Fenouiller (85), Le Fuilet (49), La Ferrière (85) et La Forêt-sur-Sèvre (79)

Massacres du Fief-Sauvin Le Fief-Sauvin (49)
13 mars 1794: 178 personnes, dont 53 enfants de moins de 10 ans, sont massacrées par la colonne républicaine Cordellier. Source : ?

La Flocellière (85)
28 janvier 1794 : Massacre des habitants par la 3e colonne républicaine. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45.

Frossay
22 janvier 1794 : environ 20 Vendéens sont massacrés. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 118

G

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Geay (79), Geneston (44), Genneton (79), Gétigné (44), Givrand (85), Glénay (79), Gorges (44), Grand'Landes (85), Grosbreuil (85), La Garnache (85), La Génétouze (85), La Guérinière (85) et La Guyonnière (85)

La Gaubretière
4 février 1794 : l'église est prise d'assaut par la colonne républicaine Boucret, 32 défenseurs sont tués et 53 sont pris et fusillés, dont une vingtaine de femmes.
27 février 1794 : 107 à 128 habitants massacrés par la colonne républicaine du général Huché. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 49-50, Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 232, et Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 207.

Gesté
5 février 1794 : 138 habitants sont massacrés par la colonne républicaine du général Cordellier. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 43 et 516.

H

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Haute-Goulaine (44)? et La Haie-Fouassière (44)

Les Herbiers
31 janvier 1794: Les troupes du général Amey massacrent des habitants sur la route de La Rochelle, tuant indistinctement femmes et enfants, rebelles et patriotes. Au château du Boistissandeau, une femme de 84 ans et ses deux filles sont sabrées par des hussards. Source : Reynald Secher, Vendée : du génocide au mémoricide, p. 129-130, et Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45.

J

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Juigné-sur-Loire (49) et La Jubaudière (49)

Jallay (49)
Population : 1793, 3 600 habitants - 1800, 1 735 habitants
"En 1794, JALLAIS connaît, la désolation ; lors du passage des colonnes infernales commandées par DESMARES et CORDELIER, le bourg est incendié" - Nombre de victimes?. Source : site de la mairie.

La Jumellière
25 janvier 1794: Des habitants dont 37 femmes et enfants, ainsi que les conseillers municipaux et le prêtre constitutionnel sont massacrés à la baïonnette dans un pré par la 9e colonne républicaine infernale du général Cordellier. Source : Thérèse Rouchette, La Rochejaquelein, Centre vendéen de recherches historiques, 2009, p. 96, et Émile Gabory, Les Guerres de Vendée p. 387.

L

Merci d'identifier les massacres dans les communes de L'Aiguillon-sur-Vie (85), Landemont (49), Landevieille (85), Loge-Fougereuse (85), L'Oie (85), Longeville-sur-Mer (85), Louzy (79), Luché-Thouarsais (79), Luzay (79), Le Landreau (44) et Le Longeron (49)

Les Landes Génusson
6 février 1794: Un détachement de la colonne atteint Les Landes Génusson, toute la population présente, soit 98 personnes, hommes, femmes et enfants, est massacrée. Autre source: Passage d'une Colonne infernale où 88 personnes, femmes et enfants, furent massacrées impitoyablement par la colonne républicaine du général Cordellier. Autre source : 98 personnes . Source : Municipalité des Landes de Génusson.

Legé (44)
Il existe plusieurs sources sur les massacres de Légé entre décembre 1793 et fin 1794. Pour le détail des massacres, veuillez-vous diriger sur la page dédiée aux Massacres de Legé pendant le Génocide Vendéen.

Parmi les innocents massacrés, voici une liste chronologique des enfants de Legé qui ont été exterminés pendant le Génocide Vendéen de décembre 1793 à septembre 1794:
Pierre PATRON, âgé de 8 ans, Catherine PATRON, âgée de 6 ans, Jean PATRON, âgé d'un an, Rose NEAUD, âgée de 11 ans, du village des Goupilleaux, Anne BELLAUDEAU, âgée de 12 ans, Joseph MOINARD, âgé de 3 ans, Victoire MOINARD, âgée de 7 ans, Marie-Anne MOINARD, âgée de 7 ans, Pierre MOINARD, âgé de 2 ans, Marie GIRAUDET, âgée de 6 ans, Rose GIRAUDET âgée de 7 mois, une petite fille de Louise BRETOMME âgée d'environ un an, Jean SORET, âgé de 6 ans, Pierre SORET, âgé de 3 ans, François SORET, âgé de 2 ans, Joseph MOINARD, âgé de 5 ans, Jean MOINARD, âgé de 3 ans, Pierre VOISIN, de la Gaillardiere, âgé de 16 ans, Jean GARIOU, âgé de 6 ans, Rosalie CHARIER, âgée de 9 ans, Julien PERROCHEAU, âgé de 6 ans, Louise CHANSON, de la Bourrie, âgée d'11 ans - Plusieurs femmes furent brulées vives, des femmes enceintes égorgées et leurs enfants portés au bout de la Baïonnette - Jeanne AYRIAU, âgée de 6 ans, Pierre AYRIAU, âgé d'un an, Françoise PATRON, âgée de 15 ans, Charles PAIRON, âgé de 6 ans, Prosper PAIRON, âgé de 4 ans, Olympe GUESDON, âgée de 3 ans, François GUESDON, âgé d'un an, Marie ORDONNEAU, âgée de 2 ans, Louis CHANSON, âgé de 4 mois, Joseph LOUIS, âgé de 9 ans, Jeanne BOSSIS, de la Garreliere, âgée de 16 ans, François [illisible], de la Guichere, âgé de 16 mois, Pierre BELLOUARD, âgé de 5 ans, Marguerite DURAND, de la Pouvraire, âgée de 9 ans, Pierre LOISEAU, âgé de 3 ans, Marie MOLLE, de la Gaillardière, âgée de 4 ans, morte d'une blessure faite par I' ennemi, la fille de Julie Magdelaine GRATON âgée de 4 mois, François VRIGNAUD, âgé de 16 ans, Marie BEZIAU, de la Besilliere, âgée de 16 ans, Pierre PEAUDEAU, de la Retiere, âgé de 5 ans, Reine CAVOLEAU, de la Logne, âgée de 16 ans et Pierre DODIN, âgé de 17 mois.
Source : "Les Lucs" p.218 à 226 du livre de Pierre Marambaud.

La Limouzinière (44)
10 février 1794: une centaine de femmes et d'enfants sont égorgés dans le bourg et d'autres dans les environs, par la colonne républicaine Duquesnoy. Quelques habitants parviennent à se sauver à la suite de l'attaque des troupes de Charette lors de la bataille de Saint-Colombin. Source : Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, Mémoires d'un officier vendéen, p. 77-78.

Liré
Massacres de Liré Le 16 mars 1794, les Bleus venus de Saint-Laurent-des-Autels envahissent le territoire de Liré (flèche bleue). Les points rouges indiquent les lieux où ils perpètuent des massacres.

"Depuis leur campement établi dans la lande près du moulin de la Durandière, les soldats de Cordelier ont ravagé Saint-Laurent-des-Autels le 15 mars. 300 personnes sont tombées entre leurs griffes ; toutes seront fusillées ou égorgées dans leur camp.
Le lendemain, les républicains se portent sur Liré, Drain et Bouzillé. Pendant trois jours, ils se répandent par petits groupes dans la campagne, brûlant les taillis et les fourrages, détruisant les récoltes, tuant les bestiaux, incendiant les villages, les fermes isolées et le bourg tout entier, massacrant au fusil, au sabre ou à la baïonnette toutes les personnes qu’ils rencontrent sur leur passage. Ils ne s’arrêtent qu’à la Loire suivant les ordres reçus." Sources : Robert Brevet, Le petit Liré de Joachim du Bellay… son Histoire, Maulévrier, Éditions Hérault, 1992. Revue du Souvenir Vendéen, n°54, mars 1961, p. 18 ; n°90, mars 1970, pp. 19-21
Merci au site web : Vendéens et Chouans
Autre source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 510 : 16-17 mars 1794: 102 habitants massacrés par la colonne républicaine Cordellier.

Le Loroux-Bottereau
Population : 1793, 7 200 habitants, 1800, 2 996 h. Depuis 1793, Le Loroux n'a toujours pas retrouvé sa population initiale.

6 mars 1794 : l’un des représentants du Peuple près de l’Armée de l’Ouest engageait Cordelier à se rendre dans le canton du Loroux « où l’opiniâtreté des habitants de ce pays est inconcevable ».
8 mars 1794 : Le Cordelier fera son ignoble travail en tuant 4 à 500 hommes « de l’infâme pays du Loroux ». « Nous espérons que la journée ne se passera pas sans qu’il les ait entièrement détruits ou dispersés dans cette partie de la Vendée qui limite la rive gauche de la Loire » (Dossier Armée de l’Ouest – Vincennes). Au soir de ce massacre, le général Robert se vante auprès du ministre de la guerre Bouchotte : « Le nombre de brigands tués est considérable et cette journée victorieuse n’a pas coûté un soldat à la République ». Le soir de cette journée, la colonne de Cordelier campera sur les hauteurs du Tour Gasselin, massacrant dans les villages alentour. Source : Mairie du Loroux

Les Lucs-sur-Boulogne
28 février 1794: 500 à 590 habitants sont massacrés par la colonne infernale Cordellier à la chapelle du Petit-Luc. 564 victimes sont recensées par l'abbé Charles Vincent Barbedette, dont 109 enfants de moins de 7 ans. Tuant et incendiant sur leur passage, les colonnes des généraux Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Mais sur le chemin, ils sont attaqués par Charette et mis en déroute. Cependant, après sa victoire, Charette, obligé de pratiquer la guérilla, se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s'en aperçoit et après avoir rallié plusieurs fuyards, se dirige vers Les Lucs avec l'intention d'y exercer des représailles.Les Républicains, une fois entrés dans le village, rassemblent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population présente comptant principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adultes convainquit les Républicains que ces derniers avaient participé aux combats sous les ordres de Charette. Matincourt avait choisi de ne pas faire de quartier ; de plus, il souhaitait que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent donc entrer la population dans l'église jusqu'à ce que, tout à coup, la cohue s'arrête, l'église s'avérant trop petite pour pouvoir contenir toute la population du village. Les Républicains mirent leur baïonnette au canon, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent ensuite fermées, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut ensuite incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement. 19 juillet 1794: plusieurs paysans trouvés sans armes sont fusillés sur ordre du général Huché. Source : Pierre Marambaud, Les Lucs, la Vendée, la Terreur et la mémoire, 1993, p. 123, et 224

M

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Maché (85), Machecoul (44), Mallièvre (85), Marillet (85), Massais (79), Mauléon (79), Mauzé-Thouarsais (79), Mazières-en-Mauges (49), Menomblet (85), Mesnard-la-Barotière (85), Missé (79), Monnières (44), Monsireigne (85), Montjean-sur-Loire (49), Montravers (79), Montrevault (49), Mortagne-sur-Sèvre (85), Mouilleron-en-Pareds (85), Mouilleron-le-Captif (85), Moutiers-sous-Argenton (79), Mozé-sur-Louet (49), Mûrs-Érigné (49), Les Moutiers-en-Retz (44), Le Mesnil-en-Vallée (49), La Marne (44) et La Merlatière (85)

Maisdon-sur-Sèvre (44)
Le 3 avril 1794: Le général Cambray écrase un rassemblement, le massacre fait peut-être 300 à 400 morts, dont des femmes et des enfants. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 144.
Selon les extraits des Registres Paroissiaux de Maisdon - 27/28 février 1794: 6 tués de Maisdon à Sainte Lumine de Clisson - 9 tués en Mars 1794 - 3 et 4 avril 1794 : 135 tués âgés de 2 mois à 86 ans - Reste du mois d'avril 1794 : 42 tués - Mai-juin-juillet 1794 : 48 tués. Les tueries continuent jusqu'à fin 1975. Source : EXTRAITS DES REGISTRES PAROISSIAUX 1793 / 1794 / 1795 LES MARTYRS DE MAISDON-SUR-SEVRE

Mareuil (85)
31 mars 1794: D'autres meurtres sont commis à Mareuil. Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 502.

Maulevrier
23 janvier 1794: Maulevrier et Yzernay : 14 femmes et filles sont fusillées par la colonne républicaine du général Caffin. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 112.

Le Marillais (49)
25 mars 1794: Principale exécution des fusillades du Marillais, les Vendéens enfermés à l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil sont fusillés sur ordre du général Legros. Selon un survivant, le massacre fait plus de 1 000 morts, dont une moitié de femmes et d'enfant. Source : Charles Berriat-Saint-Prix, La justice révolutionnaire, p. 16-17, et François Cadic, Histoire populaire de la chouannerie, t. I, p. 435-441.

Le May-sur-Èvre (49)
Le massacre de la Noue-Ogeard - La monographie de Jean-Louis Ménard sur l'histoire du May-sur-Evre* évoque un massacre qui aurait eu lieu dans les champs de la Noue-Ogeard ou dans les environs du Plessis. L'événement a été perpétué par la tradition orale. L'endroit était un lieu de refuge des habitants du voisinage, avec un hôpital pour les blessés. Les Bleus y surprirent, en 1794, une quarantaine de vieillards et d'infirmes cachés dans les genêts. Ils mirent le feu au champ et tirèrent sur ceux qui tentèrent de s'échapper. On en n'apprend guère plus... Les registres d'état civil de 1794 ne sont pas non plus très bavards.
Source : Nicolas Stofflet et Henry Renoul

La Meilleraie-Tillay (85)
30 janvier 1794 : Menés par Grammont, les Républicains fusillent 24 ou 25 personnes. Source : Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, et Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 172.

Melay
25 janvier 1794 : Femmes et 23 enfants sont fusillés par la 9e colonne républicaine infernale du général Cordellier. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 108.

La Merlatiere (85)
Le massacre principal eut lieu le dimanche 2 février 1794. Neuf femmes, qui n’eurent pas le temps de se cacher, furent exécutées par les soldats bleus, certainement issus de la colonne infernale de Lachenay, cantonnée à cette époque aux Essarts. La plus âgée, Charlotte Suzanneau, a 70 ans ; la plus jeune, Marie Anne Micheau, seulement 10 ans. Ce jour-là, l'église et le bourg furent incendiés. Deux autres victimes, également « tuées par les armées républiquaines », comme le note l’abbé Buet, sont mentionnées plus tard. D’abord Jeanne Jaud, 63 ans, morte le mercredi 5 février 1794. A cette date, c’est la colonne infernale de Duquesnoy, le successeur de Bonnaire, qui traverse ce coin du Bocage. Partie de Montaigu le 4, elle a traversé Saint-Fulgent pour se rendre aux Essarts. Le 5, le général républicain écrit dans son rapport : « Je partis de bonne heure pour La Roche-sur-Yon, et brûlai et tuai comme la veille… » La Merlatière se trouvait sur son chemin. Source : Archives de la Vendée en ligne -> état civil -> La Merlatière -> registre clandestin (B, M, S,) mars 1793-1796 (AD2E142/2) p. 2/32 Merci au site web : Vendéens et Chouans

Montaigu (85)
mars 1794 : Souvenirs de Louise Barbier (1783-1871) - "Nous arrivâmes à la nuit à Montaigu. Là aussi, tout était brûlé, la ville déserte de ses habitants, et les soldats excités par le général Huché qui, partout où il passait, signalait sa présence par des actes de la plus indigne des cruautés. Il y avait fait amener huit cents Vendéens qu'il avait fait égorger. Ayant reconnu le curé, il lui fit couper la langue et les oreilles, et arracher les yeux avant de l'achever. Il fit suspendre plusieurs malheureux par le menton à des crochets de fer, parce qu'ils n'avaient pas crié assez vite ; « Vive la République I », et qu'on avait découvert des cocardes blanches sous leurs vêtements. On les fit brûler dans cette position. Ces cruautés n'avaient plus de bornes...

Montbert (44)
26 février 1794 :(Vieillevigne et Montbert): 35 personnes sont exécutées par la colonne républicaine Cordellier. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45.

Montfaucon (49)
5 février 1794 : 41 habitants massacrés par la même colonne républicaine.
2 avril 1794 : ils commettent incendies et massacres à Torfou, Clisson et Montfaucon-Montigné. Source : Association pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine de Montfaucon-Montigné, Mars 2005 [archive].

Montilliers
21 janvier 1794 : Environ 30 femmes et enfants massacrés par la division du général Louis Bonnaire.
5 avril 1794 : 22 femmes et enfants sont capturés dans le bois des Marchais par un détachement du camp dit « du Moulin » ; vingt d'entre eux sont fusillés au Moulin de la Reine et seuls deux enfants sont épargnés. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 47, et Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 537.

Montournais
24 mars 1794 : Pour Montournais et les Epesses, les commissaires municipaux Morel et Carpenty déclarent devant la Convention, que plus de 23 femmes et enfants ont été jetés vivants dans des fours à pain par des soldats du général Amey. La date des massacres peut être antérieur à la date du 24 mars 1794. Source : Charles Berriat-Saint-Prix, La justice révolutionnaire, p. 9-12, et Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 461-462.

Montrevault
14 mars 1794: 72 personnes massacrés par la colonne républicaine Cordellier. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 146.

Mormaison
27 février 1794: Des habitants sont massacrés par la colonne républicaine du Cordellier. 80 morts sur 4 communes. Nombre? Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 54.

Mouchamps (85)
31 janvier 1794 : Environ 200 habitants sont fusillés au château du parc Soubise par la colonne républicaine de Lachenay. Source : Simone Loidreau, Les colonnes infernales en Vendée, p. 168, et Château du parc Soubise [archive] sur www.vendee-guide.com.

Mouzillon (44)
8 mars 1794 : Paquereau Jacques, époux de Marie Guérin, "tué par les troupes républicaines dans un champ dépendant de la métairie de "La Lozangère" le 8 mars 1794 à Mouzillon. Marie Guérin idem le 8 mars 1794 même endroit.
Octobre 1795 : Pierre Dourneau 14 ans de la métairie de la "Coudorière" fils de François Dourneau et de Marie Guérin fut tué par les troupes républicaines dans le village de "Beaurepair" à Mouzillon dans le mois d'octobre 1795 aux environs de 8h du matin sans se rappeler le jour".
Source : Etat civil Vallet-Mouzillon/ Recherche de Xavier Paquereau

N

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Nesmy (85), Neuvy-en-Mauges (49), Noirmoutier-en-l'Île (85), Notre-Dame-de-Monts (85), Notre-Dame-de-Riez (85), Nuaillé (49) et Nueil-les-Aubiers (79)

Nantes (44)
Fin décembre 1793 - Janvier 1794 : Entreprôt de Bouffay, 600 à 700 enfants meurent dans des conditions épouvantables
600 à 700 enfants sont emprisonnés à Bouffay. 300 de ces enfants viennent du champ de bataille de Savenay entre le 23 décembre et le 26 décembre. Le 5-6 janvier 1794, la commission militaire de Nantes demande au Comité de sûreté générale de décider du sort de ces enfants. Le comité se garde bien de répondre et personne n’ose prendre la décision soit de les libérer ou de les tuer. Les enfants restent donc dans l’entrepôt, dans des conditions épouvantables, d’excréments humains. Ceux qui n’ont pas succombé à la maladie et la faim, ont tous finis noyés, œuvre sans doute de Fouquet et Lamberty, selon Alain Gérard. "Les berges de la Loire se peuplent de petits cadavres de quatre à huit ans."
Source : Bulletin du Tribunal révolutionnaire, séance du 19 octobre 1794. Les archives de l’extermination, Alain Gérard.

L'Entrepôt des cafés était situé en bordure du port de Nantes. Après la bataille de Savenay (23 décembre 1793 - 3 nivôse an II), 8 000 à 9 000 hommes, femmes et enfants y sont enfermés. Les noyades et les fusillades ajoutées au froid, à la faim et au typhus vident le lieu en quelques semaines. Le bilan sera terrible : en février 1794, seules quelques-unes des milliers de personnes emprisonnées à l'entrepôt auront échappé à la mort.
Source : Alfred Lallié, Les prisons de Nantes, p. 53

Les noyades de Nantes
Les noyades servent à éliminer les "suspects" de la République... "Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République (prisonniers politiques, de guerre, de droit commun, gens d'Église…) ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Hommes, vieillards, femmes et enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale »" Texte de Wikipedia

Localisation des victimes des prisons de Niort

Niort (79)  
Cette effroyable liste de 573 noms ne concerne que les morts dans des prisons de Niort que pour les années 1793-1794 - Liste complète
Source : livre d’Antonin Proust, La Justice révolutionnaire à Niort.
Merci au site web : La Maraîchine Normande et Merci au site web : Vendéens et Chouans

P

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Palluau (85), Pas-de-Jeu (79), Paulx (44), Pierrefitte (79), Poiroux (85) et Pont-Saint-Martin (44), Les Ponts-de-Cé (49), Le Pallet (44), Le Perrier (85), Le Pin (79), Le Pin-en-Mauges (49), Le Poiré-sur-Vie (85), La Petite-Boissière (79), La Planche (44), La Pommeraie-sur-Sèvre (85) et La Pommeraye (49)

La Poitevinière (49)
28 janvier 1794: Des femmes et des enfants sont découverts, cachés derrière des taillis et massacrés par les Républicains de la colonne républicaine du général Jean-Baptiste Moulin, un petit enfant est promené au bout d'une pique par un soldat. Source : Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 160.

Lettre du bleu Baptiste Nogaret retrouvée par le Dr. Jean-Maurice Clercq Pouzauges (85)        
24 décembre 1793: le docteur Jean-Maurice Clercq a retrouvé une lettre d'un officier bleu du nom de Baptiste Nogaret: "Nous sommes le 24 Décembre 1793, à Pouzauges, en plein bocage vendéen. Il est minuit. Environ quatre-cents personnes sont rassemblées dans l'église du village pour assister à la messe de Noël. Soudain, une colonne de soldats républicains fait violemment irruption dans l'église et massacre la totalité des fidèles. Pas un seul survivant. La nuit de Noël bascule dans le sang et la tragédie. Et pour couronner le tout, le militaire commente : « Nos chevaux avoient du sang jusque au jaret»."

Source Amaury Guitard, site de www.vendee-chouannerie.com, lien : http://www.vendee-chouannerie.com/Sherlock-Holmes-et-le- secret-du-Noel-tragique-de-Pouzauges_a508.html
30 janvier 1794 : 30 prisonnières vendéennes sont violées par les officiers de la colonne républicaine Grignon avant d'être fusillées près du donjon du château. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45..

Le Puiset-Doré (49)
12 mars 1794: 56 personnes tuées par la colonne républicaine Cordellier. Source : Archives Départementales du Maine-et-Loire, Archives en ligne [archive], (registres paroissiaux et d'état civil ? Champtoceaux ? Période 1777-1797 ? pages 266, 269 et 271), Marie-Madeleine Denis, Honneur et horreur des Guerres de Vendée, Champtoceaux, 1793-1794, pp. 70-87.

R

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Réaumur (85), Remouillé (44), Rocheservière (85), Rochetrejoux (85), Roussay (49), La Rabatelière (85), La Regrippière (44) et La Renaudière (49)

La Remaudière (44)
5 mars 1794 : 5 personnes sont tuées dans les landes de Sainte-Catherine par la colonne républicaine Cordellier.
16-17 mars 1794: massacre des habitants. Source : Reynald Secher, La Vendée-Vengé, p. 172, et Patrick Huchet, Georges Cadoudal et les Chouans, p.151-155

Rocheservière (85)
27 février 1794: Des habitants sont massacrés par la colonne républicaine du Cordellier. 80 morts sur 4 communes. Nombre? Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 54.

La Romagne (49)
Dates? 1794 : La Romagne participera très activement au soulèvement des guerres de Vendée et elle le paiera très cher. M. Lambert de la Douasnerie, un historien angevin, a comptabilisé 133 victimes de l’insurrection et de la répression à La Romagne, sans compter la destruction par le feu de presque tout le bourg et de très nombreuses fermes. Source : M. Lambert de la Douasneri

Rouans
La forêt de Princé, près de Rouans, est régulièrement fouillée par les hommes de Haxo. 12 février: les Républicains commandés par Jordy et Guillemé y tuent 300 paysans. Le 14 juillet, l'adjudant-général Lefebvre massacre environ 60 réfugiés. Cette forêt sert de refuge pendant la guerre et subit de multiples attaques, au total environ 2 000 personnes y auraient été massacré de janvier à juillet. 14 juillet 1794 : 60 réfugiés sont tués dans la forêt de Princé par la troupe de l'adjudant-général Lefebvre. Source : Société des archives historiques du Maine, Société des archives historiques du Cogner, La Province du Maine, p. 146.

S

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Saint-Aignan-Grandlieu (44), Saint-André-de-la-Marche (49), Saint-André-Goule-d'Oie (85), Saint-André-sur-Sèvre (79), Saint-Aubin-des-Ormeaux (85), Saint-Christophe-du-Bois (49), Saint-Christophe-du-Ligneron (85), Saint-Christophe-la-Couperie (49), Saint-Cyr-la-Lande (79), Saint-Denis-la-Chevasse (85), Sainte-Cécile (85), Sainte-Christine (49), Sainte-Florence (85), Sainte-Gemme (79), Sainte-Gemmes-sur-Loire (49), Sainte-Radegonde (79), Saint-Étienne-de-Mer-Morte (44), Sainte-Verge (79), Saint-Fiacre-sur-Maine (44), Saint-Florent-des-Bois (85), Saint-Florent-le-Vieil (49), Saint-Fulgent (85), Saint-Georges-de-Montaigu (85), Saint-Georges-des-Gardes (49), Saint-Germain-de-Prinçay (85), Saint-Germain-l'Aiguiller (85), Saint-Gervais (85), Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85), Saint-Hilaire-de-Chaléons (44), Saint-Hilaire-de-Clisson (44), Saint-Hilaire-de-Loulay (85), Saint-Hilaire-de-Riez (85), Saint-Hilaire-de-Voust (85), Saint-Hilaire-la-Forêt (85), Saint-Hilaire-le-Vouhis (85), Saint-Jacques-de-Thouars (79), Saint-Jean-de-la-Croix (49), Saint-Jean-de-Monts (85), Saint-Jean-des-Mauvrets (49), Saint-Jean-de-Thouars (79), Saint-Jouin-de-Milly (79), Saint-Laurent-de-la-Plaine (49), Saint-Laurent-du-Mottay (49), Saint-Léger-de-Montbrun (79), Saint-Léger-les-Vignes (44), Saint-Léger-sous-Cholet (49), Saint-Lézin (49), Saint-Macaire-en-Mauges (49), Saint-Maixent-sur-Vie (85), Saint-Mars-de-Coutais (44), Saint-Mars-la-Réorthe (85), Saint-Martin-de-Mâcon (79), Saint-Martin-de-Sanzay (79), Saint-Martin-des-Noyers (85), Saint-Martin-des-Tilleuls (85), Saint-Mathurin-sur-Loire (49), Saint-Maurice-des-Noues (85), Saint-Maurice-la-Fougereuse (79), Saint-Maurice-le-Girard (85), Saint-Melaine-sur-Aubance (49), Saint-Même-le-Tenu (44), Saint-Michel-Mont-Mercure (85), Saint-Paul-en-Pareds (85), Saint-Paul-Mont-Penit (85), Saint-Philbert-de-Bouaine (85), Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (44), Saint-Pierre-du-Chemin (85), Saint-Pierre-Montlimart (49), Saint-Prouant (85), Saint-Quentin-en-Mauges (49), Saint-Rémy-en-Mauges (49), Saint-Rémy-la-Varenne (49), Saint-Révérend (85), Saint-Saturnin-sur-Loire (49), Saint-Sauveur-de-Landemont (49), Saint-Sulpice (49), Saint-Sulpice-en-Pareds (85), Saint-Urbain (85), Saint-Varent (79), Saint-Vincent-Sterlanges (85), Saint-Vincent-sur-Jard (85), Saligny (85), Sallertaine (85), Sigournais (85), Soulaines-sur-Aubance (49), Soullans (85), La Salle-et-Chapelle-Aubry (49), La Séguinière (49) et Les Sorinières (44)

Saint-André-sur-Sèvre (79)   Population :
26 janvier 1794 : massacre des habitants par la colonne républicaine de Lachenay. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45.

Saint-André-Treize-Voies (85)   Population :
27 février 1794: Des habitants sont massacrés par la colonne républicaine du Cordellier. 80 morts sur 4 communes. Nombre? Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 54.

Saint-Aubin-du-Plain (79)   Population :
21 ou 22 janvier 1794 : Lorsque la colonne infernale de Grignon arrive ici nous sommes le mardi 21 janvier 1794. Grignon décide de massacrer toute la municipalité qui l’accueille et s’exprime en ces termes : « J’arrive à l’instant avec ma colonne, après avoir parcouru de droite et de gauche les bois et hameaux d’Argenton à Bressuire. J’ai fait brûler quantité de métairies, surtout le bourg de Saint-Aubin- du-Plain où j’ai trouvé dans l’église un drapeau noir et blanc. Les hommes et les femmes qui s’y sont trouvés, tous ont été passé au fil de la baïonnette… » Source : Savary, op. cit. Tome III, p. 60. Lettre du 22 janvier. Auguste Chauvin, membre du comité révolutionnaire de Bressuire dira : « A partir d’une lieue d’Argenton, dans l’extrémité de la paroisse de Chambre ou tel (Sic, il s’agit de Chambroutet), sur le chemin de Bressuire, tout ce qui fut rencontré fut sacrifié à la rage de Grignon, et le massacre fut horrible ; à St.-Aubin-du-Pluz, sous le prétexte ridicule que l’on avoit trouvé dans le clocher un drapeau de brigands, qui n’étoit cependant qu’un devant d’autel, il fit massacrer toute la municipalité, qui s’étoit présentée au-devant de l’armée, décorée de l’écharpe, ainsi que tous les bons citoyens de la commune qui s’y étoient réunis pour faire le service de la garde nationale, en vertu d’une lettre du district qui le leur prescivoit. Grignon satisfit sa rage par le massacre de tous les individus (sans distinction) qu’il rencontra, et l’incendie de plusieurs maisons ; la continuation de sa marche pour arriver à Bressuire, fut aussi la continuation des mêmes horreurs : je dois observer que Grignon, dans cette dévastation générale, qui eut lieu dans l’espace de deux lieues de pays, brûla une très grande quantité de subsistances de toutes espèces. » Source : Lequinio, Guerres de la Vendée et des Chouans, Paris, Pougin, An III (1794). Turreau : « Les officiers municipaux de Saint-Aubin-du-Plain n’ont pu ignorer qu’il y avait un drapeau noir et blanc dans leur commune ; c’était un signe de rébellion : ainsi ils sont coupables. » Turreau - Source : Savary, op. cit.,tome III, p. 220 et 221.

Deux autres passages de l'armée républicaine sont possibles pendant l'hivers 1794 : Grignon qui rassemble 79 personnes dans la paroisse. Emmenés dans la plaine de Milayron (9) près du Bois-Roux, ( non loin de la route de Bressuire à Argenton) on leur fait creuser une grande fosse. Ils sont impitoyablement massacrés et jetés dans la fosse où ils sont toujours. Cette indubitable preuve des « lumières » de la Révolution aurait eu lieu un dimanche selon la tradition. Point de noms de victimes connus à rattacher avec cette tuerie, si ce n’est celui de François Courjault qui fut fusillé avec son fils.

Saint-Colomban (44)  
10 février 1794 : entre Rocheserviere et St Philbert de Grand-Lieu; combat de Charette, Joly et Savin contre Duquesnoy le 10 fevrier ; après la retraite des Vendéens, Duquesnoy massacre la population et incendie le bourg de St Colomban. Source Source : "Les Lucs" p.218 à 226 du livre de Pierre Marambaud.

Saint-Crespin-sur-Moine (49)  


Saint-Étienne-du-Bois (85)  
1er mars 1794: 66 personnes massacrées par la colonne républicaine infernale Cordellier. Source : Reynald Secher, La Vendée-Vengé, p. 173.

Saint-Germain-sur-Moine (49)  
22 mars 1794 : Les colonnes infernales passent dans la commune, tuant quatre femmes et six enfants. Source : Site de la Mairie de la commune.

Saint-Julien-de-Concelles (44)  
16-17 mars 1794: massacre des habitants. Source : Patrick Huchet, Georges Cadoudal et les Chouans, p.151-155.

Saint-Lambert-du-Lattay  
5 avril 1794: Saint-Lambert-du-Lattay et Gonnord - Le général républicain Grignon écrit avoir « fait tuer quantité d'hommes et de femmes ». Source : Auguste Billaud, La Guerre de Vendée, 1977, p.197 et Félix Deniau, Histoire de la guerre de la Vendée, tome IV, p.173, et 216

Saint-Laurent-des-Autels (49)  
16 mars 1794: Saint-Laurent-des-Autels fut visitée par la colonne républicaine conduite par Cordelier (les 16 et 17 mars 1794). Les soldats se répandirent dans le bourg, incendiant l’église et la plupart des maisons, puis dans les fermes, qu’ils brûlèrent et dont ils massacrèrent les habitants. Il y eut 230 victimes : 71 enfants, 66 femmes et 93 hommes. En 1878, sur l’une de ces fosses, on a construit la Chapelle des Martyrs qui a été bénie le 2 juin 1879 par Monseigneur Freppel, évêque d’Angers.Source : Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 510 et site de la Mairie.

Saint-Laurent-sur-Sèvre (85)  
27 février 1794: La commune est dévastée par la colonne républicaine du général Huché. Nombre de victimes? Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 49-50, Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 232, et Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 207.

Saint-Lumine-de-Clisson (44)  
27 février 1794: 6 personnes de Maisdon-sur-Sèvre sont tuées à Sainte Lumine. Jean Charon, Jacques Marchais, Julien Levesque, Pierre Douineau, François Pesnot ou Penot et Jean Gaillard. Source : EXTRAITS DES REGISTRES PAROISSIAUX 1793 / 1794 / 1795 LES MARTYRS DE MAISDON-SUR-SEVRE.
En 1794, pendant les guerres de Vendée, les Colonnes infernales détruisent le bourg de Saint-Lumine-de-Clisson et se livrent à des massacres (on dénombre environ 140 morts en février et aout 1794 et 38 personnes tuées le 12 février 1794) - Source intermédiaire: Wikipedia

Saint-Lumine-de-Coutais (44)   Saint-Lumine-de-Coutais, eut à subir la répression républicaine. À la sortie du bourg, un moulin transformé en mémorial garde les noms des 272 habitants victimes de la Révolution. [Merci de nous transmettre la liste des martyrs]

Saint-Malô-du-Bois (85)  
27 février 1794: La commune est dévastée par la colonne républicaine du général Huché. Nombre de victimes? Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 49-50, Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! », p. 232, et Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 207.

Saint-Marsault/La Forêt-sur-sèvre  
25 ou 26 janvier 1794: Indépendamment des tueries isolées qui s'y firent, c'est sur son territoire qu'eut lieu l'un des plus horribles massacres exécutés par les colonnes infernales, très probablement celle commandée par Dalliac, marchant vers la Châtaigneraye [Dalliac, n’ayant pas remonté si haut dans le Bocage et qu’il s’agit bien d’une colonne aux ordres de Grignon]. Les habitants de Saint-André, la Ronde et Courlay, requis pour transporter des vivres de l'armée républicaine, avaient reçu l'ordre de se trouver à jour et heure fixes, avec boeufs et charrettes, au lieu dit le Pâtis-Nicolon [Pont des Colons]. Les paroissiens de Courlay et de la Ronde, flairant un piège, ne s'y rendirent pas. Ceux de Saint-André et de Saint-Marceau, au nombre de soixante-cinq individus, tant hommes que femmes, se trouvèrent au rendez-vous.Lorsque les bleus, qui venaient de la Forêt-sur-Sèvre, les rencontrèrent, sous prétexte de compter les paysans, ils les firent descendre dans une prairie et les alignant le long d'un buisson adossé à un chemin, ils les fusillèrent tous, achevant à coups de baïonnettes ceux qui n'étaient que blessés. Une petite fille de sept ans, que son père et sa mère avaient amenée, ne voulant pas la laisser derrière eux, fut seule épargnée. Source : Gabriel de Fontaines, http://chemins-secrets.eklablog.com/2013/01/

Saint-Mesmin (85)  
26 janvier 1794: La colonne républicaine de Lachenay campe à Saint-Mesmin le 26 janvier 1794; les événements dans cette commune sont connus grâce au témoignage du médecin patriote Barrion. La garde nationale, malgré quelques velléités de résistance, est désarmée. Des pillages sont commis, un homme est assassiné et sa femme violée, puis deux gardes nationaux sont égorgés. Malgré tout, la situation reste globalement calme jusqu'à six heures du soir, heure à laquelle les soldats et les officiers de la colonne se livrent à une vague de viols. Pendant la nuit, les patriotes de Saint-Mesmin apprennent que Lachenay a l'intention de faire massacrer tous les habitants de la commune à cinq heures du matin. Cependant, grâce à la complicité de certains soldats de la colonne, la plupart des habitants parviennent à s'enfuir, et seul un couple de personnes âgées et leur domestique sont sabrés Source : Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 167-168.

Saint-Philbert-en-Mauges (49)  
1er février 1794 : une partie des troupes de Crouzat, chassée de Gesté par l’armée vendéenne cantonne à Saint Philbert. 6 enfants dont l’aîné à moins de 9 ans son massacrés ainsi que 4 femmes au lieu-dit « Les Cimbrenières ».
Source : Circuit des Guerres de Vendée dans le Centre Mauges

Saint-Pierre-des-Echaubrognes (79)   Population :
25 janvier 1794: 14 femmes sont fusillées par la colonne républicaine Caffin. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 157.

Saint-Sulpice-le-Verdon (85)  
26 février 1794: 50 habitants massacrés par la colonne républicaine Cordellier. Source : Reynald Secher, Vendée, du génocide au mémoricide, p. 421.

Salle-de-Vihiers   
Population :1793, 1 105 habitants - 1800, 600 hab..
A la croix Leroy, 17 personnes dont 10 enfants ont été massacrées par les colonnes infernales (laquelle?). Source : http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2012/07/21/24750500.html

T

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Taizé (79), Tallud-Sainte-Gemme (85), Talmont-Saint-Hilaire (85), Thorigny (85), Thouarsais-Bouildroux (85), Tourtenay (79), Toutlemonde (49), Touvois (44), Treize-Septiers (85), Treize-Vents (85), Trémentines (49), Le Tablier (85), La Tardière (85) et La Tourlandry (49)

Le Tablier(85)
...construction de la première église incendiée par la colonne infernale de Huché.
La croix Potier, sur la route de Rosnay a été érigée par la famille Potier suite à un vœu exaucé. Elle se dresse à l'emplacement d'un massacre perpétré par la colonne infernale de Huché pendant les guerres de Vendée en 1794. C'est une croix en granit qui , comme les croix vendéennes, se caractérise par un fût qui se rétrécit et des bras assez courts.

La Tessoualle (49)
1794, date? : Le général Boucret était à la Tessoualle, à dix kilomètres et brûlait tout le bourg et l'église. Il fit mettre le feu dans un grand champ de genêts, dans le bas des Juchellières, où tous les habitants étaient réfugiés et il faisait tirer sur ceux qui voulaient s'échapper. Mon frère Louis, qui y travaillait à tisser de la toile, se sauva en traversant la rivière et arriva nous raconter ce massacre où périrent plus de soixante personnes.
Source : Les Souvenirs de Louise Barbier (1783-1871) sur l'Insurrection Vendéenne.

Tiffauges (85)
6 février 1794 : Le général Cordellier écrit que « indépendamment que tout brûle encore, j'ai fait passer derrière la haie 600 particuliers des deux sexes.
2 avril 1794 : des habitants sont fusillés dans le Pré-Guérin, près du château de Tiffauges par la 9e colonne républicaine. Source : Yves Gras, La Guerre de Vendée, p. 129, et 209

Tillière (49)
13 février 1794: massacre au lieu dit L'Etardière située entre Tillières et la Regrippière. L'officier public reste silencieux sur les causes des décès.
Liste des victimes : Perrine Susteau 40 ans, l'Etardière, épouse de Jacques Brin, née à la Bougrie à Gesté. Perrine Brin, 11 ans, fille de Jacques Brin et de Perrine Susteau l'Etardière. Pierre Brin, 9 ans, fils de Jacques Brin et de Perrine Susteau. Jeanne Brin, 7 ans, fille de Jacques Brin et de Perrine Susteau. Michelle Brin, 5 ans, fille de Jacques Brin laboureur et de Perrine Susteau. Joseph Brin; laboureur à l'Etardière, 30 ans fils de Jacques Brin et de Jacquine Gibouin de Gesté. François Brin 5 ans, fils de Jacques Brin laboureur et de Perrine Susteau de l'Etardière. Marie Brin, 3 ans, fille de Jacques brin laboureur et de Perrine Susteau de l'Etardière.
Selon Elisabeth Paquereau, il est pratiquement certain que le massacre de l'Etardière à Tillières est à attribuer à la Colonne Cordellier, une partie de cette colonne se trouvait à St Crespin sur Moine le 14 février 1794. Le 14 février Stofflet est à Clisson et vient de livrer bataille à cette colonne contre le 74e de Ligne (Abbé Deniau)
Source : Registres d'état civil. Liste chronologique des décès 1789 an 8. commune de Tillières pages 107 et 108 archives du maine et Loire. Découverte de Elisabeth Paquereau, 20 mars 2015.

Torfou (49)
5 avril 1794: Des habitants sont massacrés par la colonne républicaine Cordellier, 141 au total sont tués par les colonne infernales. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 107. Autre source : Le général 4 Crouzat incendie Torfou le 4 avril 1794.

V

Merci d'identifier les massacres dans les communes de Vendrennes (85), Vertou (44), Villedieu-la-Blouère (49), Voulmentin (79), Vouvant (85) et La Varenne (49)

Valanjou (Gonnord)         
23 janvier: environ 200 habitants sont massacrés par la colonne républicaine du général Crouzat, 2 femmes et 30 enfants sont enterrés vivants.
5 avril 1794: Saint-Lambert-du-Lattay et Gonnord - Le général républicain Grignon écrit avoir « fait tuer quantité d'hommes et de femmes ». Source : Auguste Billaud, La Guerre de Vendée, 1977, p.197 et Félix Deniau, Histoire de la guerre de la Vendée, tome IV, p.173, et 216

Vallet (44)
Pour le détail des massacres, veuillez-vous diriger sur la page dédiée aux Massacres de Vallet pendant le Génocide Vendéen.

8 mars 1794 : Massacre à la Métairie de Piltiers à Vallet - "lors du passage de l'armée Républicaine le 18 ventôse an II [8 mars 1794], Renée Rolandeau fut tuée de plusieurs coups de feu dans une pièce d'ajoncs...trois garçons issus de son premier mariage d'avec Renée Rolandeau sa femme tuée pendant la guerre, savoir : René Guérin, l'aîné, âgé de dix ans fut tué d'un coup de feu à la tête. Nicolas Guérin, le cadet, âgé de sept ans, fut aussi tué d'un coup de feu. Jean Guérin, le dernier, fut frappé à l'épaule et mourut de frayeur, à côté de ses frères et de sa mère, dans une pièce d'ajoncs proche d'une des pièces du déclarant, lors du passage de l'armée Républicaine le 18 ventôse an II et qu'ils furent tous inhumés au lieu des sépultures de Vallet;...".
Pierre Gouëlot " tué le 8.3.1794 dans les vignes "du Bois Gauthier" à Vallet à 11h du matin, époux de Marie Cassin.
10 mars 1794 : Jean Chesneau dont la fille Jeanne a épousé Pierre Gouëlot, fut tué de plusieurs coups de sabre sur la tête, le 20 ventôse an 2 (10 mars 94) au "Cormier de la Bochetière" à Vallet.
20 mars 1794 : Joseph Cassin, 64 ans, à Vallet époux de Louise Baron et beau-frère de Pierre Gouëlot "tué de plusieurs coups de sabre par l'armée républicaine aux "Corbellières" à Vallet, au lieu-dit "le Pré de la Rivière" le 30 ventôse an 2.
?? mars 1794: Charles Suteau, Sa fille Marie déclare :" mon père fut tué d'un coup de feu dans le derrière de la tête au lieu-dit appelé "la Haye Tessente" en Vallet.
Source : Etat civil de Vallet/Recherche de Xavier Paquereau.Lien vers le blog de Xavier Paquereau.

Venansault
5 février 1794: Environ 100 femmes et enfants sont coupés en morceaux par des hommes de la colonne républicaine Duquesnoy. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 50-51.

La Verrie
27 février 1794 : Huché écrit avoir fait « passer au fil de la baïonnette tout ce que j'y ai trouvé, à la réserve des enfants ». Source : Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 207.

Vezins (49)
28 février 1794: Huché écrit : « Nous passâmes par Vezins où nous tuâmes tout ce que nous y trouvâmes. J'ai incendié les villages et tué à peu près 300 des ces scélérats par-ci par-là. ». Source : Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 264.
27 mars 1794: La colonne républicaine Cordellier, désormais commandée par Crouzat fouille la forêt et trouve des blessés et « quelques femmes de brigands, cachées çà et là, qui ont été exterminées. Le Cimetière des Martyrs rappelle le massacre de près d’un millier de Vendéens par les colonnes infernales. Le général vendéen Stofflet avait établi à cet endroit son quartier général, son hôpital et une sorte de refuge pour les hommes des bourgs et villages voisins. Le 25 mars 1794, deux colonnes, celles des généraux Grignon et Crouzat, profitant d’une absence de Stofflet et guidées par un misérable traître, Porcher, du village des Princes, parvinrent à pénétrer dans la forêt. Après avoir massacré environ 1500 personnes à la Bauche des Buissons, ils s’avancèrent jusqu’à ce secteur de la haute forêt où ils se livrèrent à une effroyable hécatombe de près d’un millier de pauvres gens, femmes, vieillards, enfants, blessés. Une grande croix de bois érigée dès 1821, une élégante chapelle gothique portant en façade les statues de Stofflet et Cathelineau et un modeste oratoire accolé en contrebas rappellent aujourd’hui au visiteur qu’il foule une terre arrosée du sang des martyrs. À l’orée du massif, un cénotaphe élevé en bordure de la route Cholet – Nuaillé précise que dans les environs, en janvier 1794, fut tué le plus jeune et l’un des plus prestigieux chefs vendéens, Henri de La Rochejaquelein.Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 287.

Vieillevigne (44)
22 février 1794 : 15 personnes exécutées par la colonne républicaine Cordellier.
26 février 1794 (Vieillevigne et Montbert): 35 personnes sont exécutées par la colonne républicaine Cordellier. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 45.

Voultegon
23 janvier 1794: Grignon ravage Voultegon. Source : Louis-Marie Clénet, Les colonnes infernales, p. 155.

Y

Yzernay
23 janvier 1794: Maulevrier et Yzernay : 14 femmes et filles sont fusillées par la colonne républicaine du général Caffin. Source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 112.

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